Appétit et consommation...

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Autrefois, l'homme consommait des quantités de nourriture supérieures à ses besoins afin de se constituer des réserves pour faire face aux périodes de disette. Aujourd'hui, le fait que ce comportement, déterminé génétiquement, persiste malgré une nourriture abondante et bon marché expliquerait en partie le développement mondial de l'obésité.

Les auteurs font le point sur les facteurs censés réguler la prise alimentaire via les sensations qui gouvernent l'appétit : faim, rassasiement et satiété. La quantification de l'appétit - à l'aide d'échelles (graduation linéaire entre deux états, non-faim et faim extrême, ou score selon des catégories) ou de systèmes électroniques - est difficilement analysable et reproductible et peu liée à la prise alimentaire : on peut aussi manger sans faim !

L'utilisation de marqueurs biologiques paraît plus satisfaisante et ouvre la discussion sur le rôle dans l'appétit du glucose, de la ghréline, de la cholécystokinine, du glucagon-like peptide 1, de la leptine et de la distension stomacale. L'influence des macronutriments est aussi analysée : les lipides restent les moins rassasiants, mais les différences entre graisses saturées et insaturées sont discutées ; le rôle des fibres est reconnu ; celui de l'index glycémique, plus controversé ; et les boissons ne semblent pas influencer la satiété.

Le volume des repas est relativement constant d'un jour à l'autre mais peut s'accroître si la taille des portions reconnue comme usuelle augmente ! Enfin, la monotonie entraîne une diminution des apports, mais la variété est nécessaire au suivi d'un régime sur le long terme.

Au regard de cette analyse, mieux vaut donc modérer l'apport énergétique qu'essayer de contrôler l'appétit !

(J Am Diet Assoc 2005 ; 105 : S87-97.)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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