Améliorer le choix qualitatif des matières grasses consommées en France

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En février 2009, un congrès international [1] a réuni 40 experts parmi les meilleurs du monde entier. Leur objectif était de dresser un état des lieux de la consommation effective des matières grasses. A l'issue de ce congrès, ils ont lancé un appel à la mobilisation pour changer les comportements et aider les consommateurs à faire les bons choix.

« Appel à l’amélioration de la qualité des matières grasses consommées en France et dans le monde » - Crédit Photo : © Atropat - Fotolia.com Les résultats de récentes études scientifiques ont donc démontré le décalage entre les comportements des consommateurs et les recommandations concernant les apports en matières grasses. En France, la consommation en acides gras essentiels et tout particulièrement en oméga 3 et 6 est largement en dessous des recommandations de l’OMS, tandis que celle en acides gras saturés est excessive. La consommation en vitamine E est quant à elle insuffisante. Les Français figurent au dernier rang par rapport aux autres pays.

La confusion et la méconnaissance des bénéfices santé des matières grasses règnent dans les esprits
  • 68% des Français pensent que les matières grasses ne sont pas nécessaires dans une alimentation équilibrée, alors qu’elles sont au contraire tout à fait indispensables ! Sur ce sujet, la France figure d’ailleurs parmi les pays les moins avertis (14ème rang sur 16 pays [2]).

  • Les Français connaissent et différencient mal les types de matières grasses. Globalement, les consommateurs associent aux matières grasses : le beurre, l’huile, la margarine, le fromage... mais, ils ne savent pas distinguer les matières grasses à privilégier (qui apportent des acides gras essentiels), de celles à limiter.

La majorité des consommateurs n’a pas conscience que les matières grasses, apportées en quantité raisonnable, sont importantes pour la santé.

Des messages clairs et pratiques, faciles à suivre

Le consensus scientifique sur les matières grasses et la santé est clairement établi et les experts ont lancé un appel à action :

1 Penser « qualité ET quantité » des matières grasses, et consommer tous les jours et sans excès des matières grasses en privilégiant celles d’origine végétale, telles que l’huile et la margarine
  • selon l’OMS, 30% à 35% des apports énergétiques totaux par jour doivent être apportés à l’organisme par les matières grasses (dont 2/3 d’acides gras insaturés d’origine végétale).

2 Favoriser la consommation d’acides gras essentiels et plus particulièrement d’oméga 3

  • Les acides gras essentiels sont indispensables à notre organisme mais celui-ci ne sait pas les fabriquer. Ils doivent donc être apportés régulièrement par notre alimentation.
  • Les consommateurs peuvent en trouver dans le saumon et les poissons gras, les noix et dans les matières grasses d’origine végétale telles que la margarine, les huiles de noix, de colza...

3 Privilégier tous les jours les matières grasses végétales qui peuvent assurer 1/3 des apports nécessaires en acides gras essentiels

  • 20 g de margarine ou 2,5 cuillères à soupe d’huiles végétales apportent 1/3 des acides gras essentiels nécessaires par jour pour respectivement 95 et 160 kcal.
  • La margarine concentre 6 à 20 fois plus d’acides gras essentiels que le beurre et une portion de 20 g peut apporter environ 40% et 20% des apports journaliers recommandés en vitamines E et D.

Références :

  1. International Expert Meeting, organisé sous l’égide de l’IUNS (International Union of Nutritional Sciences) présidé par le Professeur Ricardo Uauy.
  2. Millward Brown octobre 2008 : étude menée auprès des consommateurs dans seize pays sur leur perception et consommation de matières grasses.

(Par Alexandre Glouchkoff, diététicien nutritionniste, d’après la Table ronde Unilever margarine - 3 mars 2009)

Source : Alexandre Glouchkoff

SOURCE : Toute la diététique !

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