Alzheimer et alimentation

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La prévalence de la maladie d'Alzheimer (MA) augmente, et le rôle spécifique de l'alimentation n'est pas clairement identifié. L'objectif de cette revue de la littérature est de mettre en évidence des facteurs protecteurs ou néfastes, en particulier parmi les nutriments actifs sur le stress oxydatif, dont le rôle dans la pathogenèse de la MA a été évoqué.

Les résultats des études d'observation sur la vitamine E sont contradictoires. Seule une étude d'intervention a montré qu'une supplémentation en ce nutriment allongeait la durée de vie des patients déjà atteints, mais elle n'a pu être reliée à une amélioration des désordres neurologiques.

Concernant les vitamines B12, B6 et B9, indispensables à la conversion de l'homocystéine (neurotoxique) en cystéine, les études ne sont pas concluantes. Un régime pauvre en graisses saturées et en acides gras (AG) trans, mais riche en AG mono- et polyinsaturés, dont ceux de la série co3 abaissant le risque de maladies cardiovasculaires, pourrait voir ses bénéfices raisonnablement étendus à la prévention du déclin des fonctions cognitives, et donc de la MA.

Concernant l'alcool, aucune recommandation ne peut être émise, si ce n'est de veiller à ce que sa consommation reste modérée chez les buveurs et d'encourager l'abstinence chez les autres, étant donné le risque d'addiction et celui de chute chez les personnes âgées.

En l'absence d'effet démontré concluant d'un nutriment dans la prévention de la MA, c'est au cas par cas que l'équipe soignante devra juger de la nécessité de recommandations diététiques particulières.

(Lancet Neurol 2004 ; 3 : 579-87)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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