Allergies et pseudoallergies alimentaires

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Comprendre les allergies alimentaires est les autres manifestations qui leur ressemblent n'est pas chose simple. Le Conseil Supérieur rappelle les caractéristiques unes et des autres. Pour sérier les problèmes, commençons par les allergies vraies.

« Allergies et pseudoallergies alimentaires » - Crédit photo : martel.blog.mongenie.com L’allergie alimentaire est un problème médical sérieux et potentiellement grave. Elle touche dans la population 2 à 3 % et sa fréquence atteint 6 à 8 % chez les enfants d’âge préscolaire. On assiste depuis une dizaine d’années à une augmentation de la fréquence et de la sévérité des réactions d’allergie alimentaire.

Défense immunitaire

On peut la définir comme une réaction d’hypersensibilité provoquée par des mécanismes immunologiques et responsable de symptômes objectifs et reproductibles, survenant suite à l’ingestion d’un allergène alimentaire. Ces symptômes sont variés : urticaire, eczéma, vomissements, diarrhée, … Ils peuvent être graves comme l’oedème laryngé, l’asthme, le choc anaphylactique. Des décès sont d’ailleurs décrits. Certains patients réagissent à l’ingestion voire à l’inhalation d’infimes quantités ou au seul contact de l’aliment avec la peau.

Les aliments en cause dans l’allergie alimentaire de l’enfant sont peu nombreux puisque cinq d’entre eux sont responsables de 80 % des réactions : les oeufs, le lait de vache, l’arachide, le poisson, les fruits à coques. Chez l’adulte, il s’agit principalement de fruits et légumes (pomme, pêche, kiwi, banane, céleri, carotte...), arachides et fruits à coques. Le traitement repose sur l’évitement ou éviction.

Il est essentiel que le diagnostic de l’allergie alimentaire soit posé avec certitude : il faut en effet éviter les régimes d’éviction injustifiés, et informer le patient des risques encourus et des attitudes à adopter en cas de réactions.

Méthodologie rigoureuse

Le diagnostic repose donc sur une méthodologie rigoureuse qui débute par un interrogatoire détaillé puis la réalisation de tests cutanés, le dosage d’anticorps particuliers dans le sang (les IgE spécifiques) et enfin, parfois, par la réalisation de tests de provocation orale à l’hôpital. Il faut rappeler que le diagnostic de l’allergie doit être posé précocement, les tests cutanés peuvent en effet être réalisés quel que soit l’âge de l’enfant.

(D’après un Avis du Conseil Supérieur de la Santé - Août 2009)

SOURCE : Diffu-Sciences

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