Alimentation : peut-on faire confiance aux produits « discount » ?

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Difficultés économiques, inquiétude sur le pouvoir d'achat... : les produits « à prix cassés » occupent une place croissante dans les achats alimentaires des ménages. Mais ont-ils la même qualité nutritionnelle que les autres ? La Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV) a mené l'enquête, en comparant l'étiquetage de plus de 300 produits alimentaires. Sa réponse est plutôt rassurante.

Les produits discount contiennent-ils les mêmes ingrédients que les produits de marque ou les produits « distributeurs » (des supermarchés) ?

Alimentation : peut-on faire confiance aux produits « discount » ? - Crédit photo : www.web-libre.org La CLCV relève des différences pour quelques produits. Moins de viande dans les raviolis à bas prix, où le boeuf est parfois remplacé par la dinde. Moins de fruits dans les confitures, moins de fromage dans les pizzas. Des graisses végétales à la place du beurre dans les barres pâtissières et les pains au chocolat... Mais c’est loin d’être systématique : dans l’ensemble, de nombreux produits discount ont des compositions comparables à celles des produits plus chers.

Les produits moins chers sont-ils plus caloriques ?

Ils font jeu égal avec leurs concurrents pour les apports de matières grasses et de calories. Ils sont même parfois moins caloriques. C’est le cas, par exemple, pour les raviolis, les soupes, les hachis, les colas...

Sont-ils de moindre qualité nutritionnelle ?

Leurs caractéristiques nutritionnelles sont comparables à celles des autres produits. Les différences portent sur quelques familles de produits. Il y a moins de protéines dans les raviolis discount, puisqu’ils contiennent moins de viande. On utilise aussi très souvent du sirop de glucose-fructose dans les barres pâtissières, les confitures, les céréales au chocolat : les effets de cet ingrédient sur la santé sont controversés.

Contiennent-ils plus d’additifs ?

Pour quelques familles de produits, le recours aux additifs est plus fréquent à mesure que l’on descend dans l’échelle de prix. Il en est ainsi avec les exhausteurs de goût dans les raviolis, les hachis Parmentier, les knacks et les jambons discount. Avec les édulcorants dans les sodas les moins chers. Avec les colorants de synthèse azoïques (potentiellement responsables d’allergies) dans certaines barres pâtissières. Avec les amidons modifiés, plus fréquents dans certaines soupes discount. Mais pour la majorité des produits discount étudiés, il n’y a pas de différence !

Ont-ils un étiquetage informatif pour le consommateur ?

Les produits discount sont ceux où l’étiquetage nutritionnel est le moins fréquent. Les teneurs en viande des hachis Parmentier ou des nuggets de poulet sont exprimées de façon variable et obligent à des calculs savants. La nature des huiles végétales n’est pas toujours précisée : or, l’huile de palme ou de coco ne sont pas l’huile de colza ! Mais l’étiquetage des produits les plus chers n’est pas toujours plus précis...

Sont-ils globalement de meilleure qualité ?

Certains produits discount ont des faiblesses, mais beaucoup d’entre eux sont de qualité comparable aux autres. Les produits moins chers ne sont pas obligatoirement de moindre qualité. Conclusion pour le consommateur : il doit bien s’informer, comparer les produits et lire les étiquettes, à la recherche du meilleur rapport qualité/prix. La différence n’est pas négligeable : entre le produit le moins cher et le plus cher, il y a souvent un rapport de 1 à 3, révèle l’enquête.

Pour de plus plus amples informations, lire Produits chers ou « à prix cassés » : quelle qualité dans nos assiettes ?

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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