Alimentation et émotion

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Certains prétendent être des mangeurs émotionnels. Ils se sentent parfois poussés à consommer des aliments à cause de leur état émotionnel. C’est habituellement pour répondre à des états de stress, d’anxiété ou de tristesse. Le Docteur John Briffa propose deux approches qui, d’après son expérience, peuvent être très efficaces pour dissoudre rapidement les fringales émotionnelles. Avant cela, il avait voulu savoir si « l’alimentation émotionnelle » est toujours aussi émotionnelle que nous le pensons.

Imaginez quelqu’un qui souffre de variations du taux de glycémie. Lorsque le taux de glycémie baisse, des changements biochimiques et physiologiques se produisent dans le corps, dont la sécrétion d’hormones de stress telle que l’adrénaline. Le cerveau aura tendance à augmenter sa production de glutamate, générateur d’anxiété.

Les faibles taux de glycémie peuvent aussi provoquer une fringale d’aliments qui vont reconstituer rapidement le sucre dans le sang tels que du chocolat, des biscuits ou du pain. Mais voilà la question : quelle est la cause de la fringale ? les émotions ou le faible taux de sucre dans le sang ?

Selon mon expérience, de nombreuses personnes croient souffrir de fringales liées aux émotions. Mais j’ai vu maintes et maintes fois que lorsqu’un mangeur émotionnel s’alimente correctement et stabilise son taux de sucre dans le sang, l’alimentation émotionnelle disparaît. Le problème soi-disant psychologique est, en réalité, de nature physiologique.

Cela ne veut pas dire que l’alimentation émotionnelle n’existe pas. Par exemple, après s’être fait offrir de façon répétée des aliments sucrés pour faire plaisir ou pour apaiser dans l’enfance, il est sans aucun doute possible d’associer ces aliments à certaines émotions. Si c’est véritablement le cas pour vous, alors prenez une approche plus axée sur l’esprit, cela pourra mieux vous aider.

Pour comprendre la meilleure façon d’aborder ce genre de problème, il serait bon de comprendre un peu plus l’esprit. Le cerveau peut être considéré comme ayant deux composantes principales : le conscient et l’inconscient.

Le conscient permet de penser, de rationaliser et de résoudre des problèmes. Si vous avez lu cet article, il est probable que votre conscient aura été très actif.

L’inconscient contrôle les pensées inconscientes et les comportements. Beaucoup de réponses émotionnelles viennent de là. Prenons comme exemple ma phobie des araignées. J’ai peur des araignées, même si je sais qu’au Royaume-Uni, elles ne peuvent pas vraiment me faire mal.Dans mon inconscient, j’ai associé les araignées avec une certaine forme de menace. Et je peux toujours en parler avec un thérapeute ou tenter de le rationaliser dans mon propre esprit mais cela ne fera probablement aucune différence.

Fondamentalement, adopter une approche consciente à un problème de nature inconsciente est d’une utilité douteuse. C’est un peu comme essayer de réparer un moteur de voiture sans d’abord ouvrir le capot.

Pour un véritable problème d’alimentation émotionnelle, nous avons besoin d’ouvrir le capot et d’accéder à l’inconscient. D’après mon expérience, les deux approches qui ont beaucoup de mérite sont l’hypnothérapie et la technique de libération émotionnelle (EFT). Cette dernière peut être apprise et auto-appliquée relativement facilement.

(Par le Dr. John Briffa, médecin basé à Londres, journaliste en médecine, spécialisé dans la nutrition et la médecine naturelle)

SOURCE : La Grande Epoque

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