Alimentation et diabète : le vrai et le faux

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Alimentation et diabète : le vrai et le faux

La Fédération française des diabétiques part en guerre contre les idées reçues en matière d’alimentation. Les patients atteints de diabète n’ont plus de raisons de se gâcher la vie avec des comportements trop restrictifs ou erronés. Une brochure (*) leur permet de garder raisonnablement l’équilibre.

Devient-on diabétique parce qu’on mange trop de sucre ?

C’est un peu plus compliqué. Le diabète de type 1, maladie auto-immune de l’enfant et du jeune adulte, n’est pas lié à la consommation de sucre. Le diabète de type 2, dit de l’âge mûr (il survient en moyenne vers 40 ans), peut être lié à la fois à une prédisposition familiale, à une alimentation déséquilibrée et à la sédentarité (qui favorisent l’excès de poids).

Doit-on arrêter de manger du sucre parce qu’on est diabétique ?

On doit surtout manger équilibré. Des repas avec crudités ou potage, viande ou poisson ou œuf, légumes cuits et féculents, produit laitier, fruit. Les produits sucrés (tartes, gâteaux) doivent rester comme pour tout un chacun un plaisir occasionnel. Mieux vaut les consommer plutôt en dessert, en limitant alors la part des féculents au cours du repas.

Faut-il privilégier le miel ou le sucre de canne plutôt que le sucre blanc ?

Qu’il soit blanc ou brun, le sucre contient 100 % de glucides. Le miel contient 80 % de glucides, mais il fait monter la glycémie autant que le sucre blanc. Donc, mieux vaut sucrer en quantités raisonnables !

En cas d’hypoglycémie, faut-il se précipiter sur tout ce qui contient du sucre ?

Non, mieux vaut cesser toute activité, boire un petit verre de boisson sucrée (type jus de fruit), rester au calme un quart d’heure, puis contrôler sa glycémie pour vérifier sa remontée.

Les féculents font-ils monter la glycémie ?

Oui, mais leur impact sur la glycémie dépend de plusieurs conditions. Il est plus rapide si l’on consomme beaucoup de féculents, s’ils ont cuit pendant longtemps, s’ils ont été « transformés » lors de la préparation (pommes de terre écrasées ou en purée), s’ils sont raffinés (le pain blanc a plus d’impact que le pain complet).

Les plats salés ont-ils un impact sur la glycémie ?

Oui, les pâtes à la sauce tomate contiennent du sucre ! Et les produits industriels, même salés, contiennent souvent des sucres ajoutés.

Un produit light peut-il contenir du sucre ?

Oui, car il faut savoir en quoi il est allégé : sucre ou gras. De plus, la mention « light » ou la mention « sans sucre ajouté » ne signifie pas que le produit de contient pas de sucre naturel. Un jus de fruit contient autant de sucre qu’un soda et ne doit pas être consommé seul en cas de diabète.

En cas de diabète, doit-on seulement se préoccuper des sucres ?

Non, un régime équilibré est indispensable. En particulier, des apports suffisants de fibres (fruits et légumes, céréales complètes) ralentissent la digestion et limitent l’absorption des lipides et des glucides.

A l’apéritif, les alcools forts sont-ils préférables aux vins sucrés ?

Les vins sucrés, qui contiennent de l’alcool et du sucre, sont très caloriques et ont des effets non négligeables sur la glycémie. Mieux vaut de toute manière limiter la consommation d’alcool, quel qu’il soit. Car l’alcool entraîne d’abord une hypoglycémie, qui est suivie d’une hyperglycémie...

Peut-on consommer à volonté des fruits et légumes ?

Les légumes ont une faible teneur en glucides, à l’exception des carottes, des betteraves, du céleri-rave et des petits pois, dont la consommation doit donc rester raisonnable.

Les fruits sont plus riches en glucides et il est conseillé de ne pas en manger plus de trois par jour. Parmi les plus sucrés : raisins, cerises, bananes, figues...

(*) Fédération française des diabétiques. « Diabète et sucres : halte aux idées reçues ».

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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