Alimentation et cancer : vers un retour à la raison des professionnels de l’information ?

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Alimentation et cancer : vers un retour à la raison des professionnels de l’information ?

La viande rouge a été classée « cancérogène probable pour l’homme », et la viande transformée, incluant la charcuterie et les plats cuisinés, « cancérogène avéré » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Faut-il pour autant arrêter de consommer de la viande et de la charcuterie ?

Le 26 octobre dernier le Lancet a publié une courte monographie de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) titrée « Carcinogenicity of consumption of red and processed meat ». Le même jour l’OMS émettait un communiqué de presse sur le sujet. Il s’en est suivi une série d’articles le plus souvent anxiogènes pouvant conduire certains consommateurs à la conclusion simpliste selon laquelle la consommation de viande « donnerait » le cancer.

Par extension, il est permis de penser que certains d’entre eux seront aussi renforcés dans l’idée qu’il existe de « bons » et de « mauvais » aliments. Une vision binaire et simpliste de l’alimentation, largement critiquée par la très grande majorité des chercheurs dans le domaine, du corps médical et des médecins et diététiciens-nutritionnistes en particulier.

Il est donc nécessaire de faire le point sur les connaissances et les recommandations actuelles au sujet du lien possible entre l’alimentation et certains cancers. Il est fait ainsi appel à la rigueur scientifique des professionnels de santé afin de faciliter le retour à la raison des professionnels de l’information.

Le point sur les connaissances scientifiques

Des travaux d’expertise collective considérables et des recommandations, régulièrement remis à jour, sont produits et émis par le World Cancer Research Fund (WCRF). En France, l’Institut national du cancer (INCa) a publié en juin 2015 les données actualisées sur le sujet. Concernant spécifiquement la viande et les charcuteries, la monographie de l’OMS ne fait que confirmer ce que l’on savait déjà grâce au WCRF et à l’INCa : que l’excès n’est jamais souhaitable.

Nutrition et cancer : analyse des facteurs de risque alimentaires

L'infographie ci-dessous montrent quelles sont les relations entre notre alimentation et le risque de développer certains cancers d'après le dernier rapport de l’Institut National du Cancer (INCa) .

Nutrition et cancer : les recommandations

L'infographie ci-dessous reprend les conseils pratiques émis par l’INCa et présente les facteurs alimentaires qui diminuent ou qui augmentent le risque de cancer de façon simple.

La vidéo la plus claire et compréhensible par tous sur la problématique « viande et cancer » a été produite par le quotidien Le Monde, c’est une interview de l’épidémiologiste Marie-Christine Boutron-Ruault :

Pour conclure, il n'est pas inutile de rappeler que les 3 principaux facteurs de risque évitables de cancer sont le tabagisme (de très loin le premier), l’excès d’alcool et l’alimentation déséquilibrée dans sa globalité.

Pour en savoir plus, consulter "Prévenir les cancers : les facteurs de risques évitables" et "Viandes rouges, viandes transformées et cancers : faut-il avoir peur ?".

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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