Alimentation de l'espace

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L’alimentation des astronautes constitue un point critique des vols spatiaux de longue durée, pour le maintien de performances optimales et surtout d’un bon état de santé (risque d’une perte de masse osseuse, de capital musculaire ou d’anomalies hématologiques).

Après la mise au point d’un questionnaire de fréquences adapté, les apports alimentaires et le statut nutritionnel de sujets placés en chambre close, reproduisant les conditions d’un vol spatial, ont été évalués avant, pendant et après un séjour de 60 et 91 jours. Les apports alimentaires de deux astronautes ont été également relevés avant, pendant et après 4 mois de mission sur la station Mir, et leur statut nutritionnel a été contrôlé avant et après le vol.

Les sujets en chambre ont maintenu leur poids, leurs apports énergétiques ainsi qu’en principaux nutriments. Cependant, malgré des apports adéquats de fer, les marqueurs du statut martial ont baissé. Quant aux astronautes, en vol, ils n’ont consommé que 40 à 50 % des besoins énergétiques prévus, donc de faibles quantités de nutriments, et ont perdu plus de 10 % de leur poids initial. Tous les sujets avaient un taux en vitamine D réduit de plus de 40 %, attribuable au manque d’ensoleillement.

Cette étude confirme qu’une alimentation adaptée peut couvrir les besoins de sujets en milieu clos pendant 2 à 3 mois. Dans l’espace et pour une période plus longue, les contraintes de temps, le manque d’appétit et la mauvaise sélection des menus seraient à l’origine de la diminution des apports alimentaires et de ses conséquences physiologiques.

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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