Alimentation : ce que préconisent les experts

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De nombreux experts et sociétés savantes en nutrition ont travaillé pendant 6 mois pour élaborer 40 propositions destinées au prochain Programme national nutrition santé (PNNS). Focus sur quelques-unes de leurs recommandations...

Le PNNS est un des programmes qui se préoccupe directement de la promotion de la santé. Les spécialistes de la nutrition souhaitent qu’une plus grande attention soit aujourd’hui portée à la réduction des inégalités sociales en matière de santé. Ces inégalités concernent surtout l’obésité et le diabète. L’objectif serait notamment de rendre plus accessibles les aliments réputés de bonne qualité nutritionnelle, souvent délaissés par les populations défavorisées.

Les experts s’intéressent aussi au dépistage et à la prise en charge des troubles nutritionnels chez l’enfant et chez l’adulte. Et, aux actions de communication, d’information et d’éducation. Ils recommandent en particulier de réfléchir aux moyens de réduire la pression publicitaire exercée sur les enfants. De réguler la publicité pour les produits gras, sucrés et salés. Et de développer des campagnes de santé publique ciblées, en direction des enfants et des autres populations vulnérables.

Le dépistage et la prise en charge du surpoids et de l’obésité en milieu scolaire devraient aussi être améliorés. Chez les adultes, la mise en place d’une éducation thérapeutique pour les patients obèses est un objectif proposé pour les cinq ans à venir. Le dépistage des troubles du comportement alimentaire et la prévention du diabète de type 2 sont aussi à l’ordre du jour. Sans oublier les troubles nutritionnels liés au vieillissement, souvent le prélude à la dénutrition chez les personnes âgées.

Pour les tout-petits, il est toujours recommandé d’encourager l’allaitement maternel. En France, ce mode d’alimentation du nourrisson est moins pratiqué, et pendant moins longtemps, que dans d’autres pays d’Europe.

Les experts souhaitent aussi promouvoir la consommation de lait et de laitages, notamment pendant l’adolescence. Toutes les enquêtes sont concordantes : les apports de calcium sont très insuffisants à cette période de la vie, déterminante pour la croissance et la minéralisation osseuses. Le problème est majeur, en particulier chez les jeunes filles. Pour y faire face, il suffirait de suivre la recommandation de consommer 3 à 4 produits laitiers par jour. Six à 7 millions d’adolescents sont concernés, soit 10 % de la population française.

Enfin, pour tous les âges, les experts attirent l’attention sur la nécessité d’un temps de sommeil suffisant. Les résultats d’une trentaine d’études épidémiologiques menées dans 7 pays (dont la France) montrent qu’il y a une relation entre un temps de sommeil court et l’élévation de l’indice de masse corporelle chez l’adulte comme chez l’enfant. Dormir suffisamment fait aussi partie des « bons comportements » nutritionnels et devrait permettre d’éviter certaines obésités !

(Propositions pour le PNNS 2011-2015 des Sociétés savantes et d’experts en nutrition. Rapport final réalisé par la Société française de santé publique avec le soutien de la Direction générale de la santé.)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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