Alimentaire : des chercheurs neo-zelandais evaluent les opportunites de collaboration avec l'UE

lu 1593 fois

Dans l'appel à propositions en passe d'être lancé au titre de la priorité « Qualité et sûreté alimentaires » du Sixième programme-cadre (6e PC), la Nouvelle-Zélande devrait figurer sur la liste des pays avec lesquels l'UE estime désirable de coopérer dans le cadre d'une action de soutien spécifique (ASS).

Sachant cela, une délégation d'éminents chercheurs néo-zélandais s'est rendue en Europe afin de rencontrer la Commission européenne et les grands noms européens de la recherche alimentaire. Suite à une réunion avec la Commission, les membres de la délégation ont déclaré à CORDIS Nouvelles qu'ils avaient reçu un message positif mais réaliste de la part de l'UE.

"On nous a dit que c'était à présent à nous de jouer. Le plus difficile reste à faire et nous devons être réalistes", a déclaré un délégué. Tous ont convenu que la réunion, ayant permis de faire ressortir les démarches qu'il appartenait aux chercheurs néo-zélandais d'entreprendre pour s'inscrire avec succès dans les programmes-cadres de l'UE, avait été constructive.

Interrogés sur les raisons motivant, selon eux, la présence de la Nouvelle-Zélande sur la liste des pays "intéressants" dans le cadre de l'appel à venir, les chercheurs ont donné plusieurs explications, résumées par Lynn Ferguson, de l'université d'Auckland. "Nous sommes parfaitement placés pour participer au programme. L'adéquation est parfaite", a-t-elle déclaré.

La Nouvelle-Zélande possède une population unique (Maoris et Polynésiens), ainsi qu'une flore et une faune caractéristiques. "Nous nous distinguons de l'Europe et nous comprenons maintenant la culture européenne", a-t-elle ajouté.

D'autres voyaient des raisons plus stratégiques au fait que la Commission européenne puisse souhaiter impliquer la Nouvelle-Zélande dans un plus grand nombre de ses projets. Mark Ward, de AgResearch, a relevé que les liens de la Nouvelle-Zélande avec l'Asie avaient été maintes fois mentionnés par la Commission, suggérant que le pays était par conséquent considéré comme une tête de pont pour une plus ample coopération avec l'Asie.

M. Ward jugeait également que la Nouvelle-Zélande s'accordait bien à la stratégie de gestion des risques alimentaires de l'UE. Ayant été épargnée par les maladies prioniques telles que l'ESB et la tremblante du mouton ainsi que par la fièvre aphteuse, la Nouvelle-Zélande est l'un des fournisseurs jouissant du plus fort indice de confiance au monde dans le secteur alimentaire. Or en ce domaine, ce sont les supermarchés qui détiennent le véritable pouvoir en Europe, exigeant davantage de traçabilité pour satisfaire les clients. Se tourner vers la Nouvelle-Zélande est une manière de répondre au retard que possède l'Europe en matière de traçabilité, a suggéré M. Ward.

D'autres membres de la délégation ont mis en avant les bons antécédents de la Nouvelle-Zélande en matière d'intégration des chercheurs, qu'elle soit interdisciplinaire et ou intersectorielle (privé-public).

Mieux renseignée sur les exigences et attentes de la Commission européenne, la délégation espère à présent être davantage à même de comprendre les recherches menées dans le domaine alimentaire en différents endroits d'Europe et de juger où les chercheurs néo-zélandais pourraient entrer en jeu.

Durant les visites qu'elle va effectuer chez quelques-uns des groupes européens d'avant-garde en matière de recherche alimentaire, la délégation néo-zélandaise fera valoir son expertise dans des domaines tels que : les bioactifs du lait, l'ingénierie des procédés laitiers, la génétique des bactéries acides, les aspects microbiens en médecine légale, la biosécurité, les banques de données sur les fruits, les fibres diététiques, la transformation athermique des aliments, la nutrition, la récolte de la laine, produits et gaz méthane de qualité, l'écosystème, et les essais cliniques.

Pour tout renseignement complémentaire sur la recherche en Nouvelle-Zélande, consulter le site web suivant

Source : Copyright © Communautés européennes, 2005

SOURCE : Communautés européennes

Publicité : accès à votre contenu dans 15 s
Publicité : accès à votre contenu dans 15 s