Alcool : pour un signal politique sans ambiguité

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D'après l'enquête Escapad, les jeunes « fument moins mais se saoulent plus ». En 2002, l'Inserm estimait qu'en France 22 000 décès étaient directement liés à la consommation éthylique. L'Hexagone compte 13 millions de consommateurs réguliers et presque 5 millions d'alcoolo-dépendants.

C’est le sixième pays buveur d’alcool parmi les États membres de l’OMS. En 2004, « près de 99 000 hospitalisations, en rapport direct avec une consommation excessive d’alcool, ont été recensées, dont près de 60 500 pour intoxication aiguë », a calculé l’InVS (Institut de veille sanitaire).

Signant l’éditorial du BEH, Didier Houssin, directeur général de la Santé, lui fait écho en réclamant « une politique de santé publique à la hauteur des enjeux posés ». Didier Houssin participait, fin juin, aux premières rencontres parlementaires « Alcool et prévention », au cours desquelles il a défendu une taxation des boissons alcoolisées, meilleur moyen selon lui d’en limiter l’absorption.

Le 5 décembre prochain, des états généraux sur l’alcool se tiendront à Paris, les spécialistes de la question jugent qu’il faut maintenant considérer l’alcool comme un psychotrope, une façon plus directe de l’inscrire dans le champ de la santé publique.

De son côté, l’Inpes (Institut nationale de prévention et d’éducation pour la santé) ravive sa campagne en direction des femmes enceintes et des professionnels de santé : « Zéro alcool pendant la grossesse ».

(Le Quotidien du Médecin, 12/09. Le Monde, L'Humanité, 13/09)

SOURCE : Synthèse de Presse de l'INSERM

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