Alcool et grossesse : une meilleure connaissance des risques

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En décembre 2007, l'INPES a réalisé une enquête auprès des Français sur la consommation d'alcool pendant la grossesse. En 2004, une première étude avait déjà été menée. Principale évolution : une meilleure connaissance de la recommandation « ZÉRO ALCOOL » pendant la grossesse.

« Alcool et grossesse : une meilleure connaissance des risques » Aujourd’hui, il est impossible de déterminer un seuil de consommation sans risque pour le foetus. Aussi, les autorités sanitaires recommandent-elles aux femmes enceintes d’éviter toute absorption d’alcool. Depuis le mois d’octobre 2007, les conditionnements des boissons alcoolisées affichent obligatoirement un message sanitaire. Ce dernier peut prendre la forme d’un pictogramme ou d’une phrase : « la consommation de boissons alcoolisées pendant la grossesse, même en faible quantité, peut avoir des conséquences graves sur la santé de l’enfant. »

Cette mesure a été accompagnée d’une campagne de communication de l’INPES. De nombreuses retombées médiatiques ont également contribué à faire connaître le pictogramme et la recommandation « Zéro alcool pendant la grossesse ».

deux vagues d’enquête

Après une première enquête réalisée en 2004 auprès de 1 003 personnes, l’INPES a lancé une seconde étude fin 2007 et a interrogé 1 006 personnes. Les deux échantillons, représentatifs de la population française de 15 ans et plus, ont été construits selon la méthode des quotas. Le rapprochement des résultats de ces deux enquêtes permet de comparer les connaissances des Français avant et après l’apparition du message sanitaire. Le n° 15 de la collection « Évolutions » rend compte de cette comparaison.

Des résultats encourageants

Les personnes interrogées devaient, en premier lieu, se prononcer sur la justesse de différentes propositions concernant les comportements à adopter pendant la grossesse. L’idée selon laquelle « il ne faut pas boire du tout d’alcool pendant la grossesse » progresse. Celle-ci est jugée exacte par une grande majorité des interviewés (86,9 % en 2007 contre 81,5% en 2004).

De même, les Français se montrent plus prudents, en 2007, sur le niveau de consommation présentant un danger. Près d’un tiers d’entre eux répondent spontanément que le risque commence dès le premier verre (29,9 % en 2007 contre 24,5% en 2004). Lorsqu’on les interroge sur le niveau de consommation ne présentant pas de risque, la proportion de personnes répondant qu’« il n’y a pas de consommation sans risque » est également en nette augmentation. De 21,2 % en 2004, elle atteint 31,8 % en 2007.

Proportion de personnes estimant en 2007 que les propositions suivantes sont justes (en %)

Combattre les idées reçues

En revanche, certaines idées reçues perdurent : la bière pendant l’allaitement ou le verre de vin occasionnel pendant la grossesse sont jugés conseillés par respectivement 24,9 % et 30,8 % des personnes interrogées. Ces idées sont certes minoritaires, mais elles n’ont pas perdu de terrain depuis 2004.

Enfin, seuls 55,2 % des enquêtés estiment, à raison, qu’un verre de bière ou de vin est tout aussi dangereux qu’un verre d’alcool fort (s’agissant de verres standard).

Ce résultat ne présente pas d’évolution significative par rapport à celui de 2004 (51,3 %). L’idée que les boissons fermentées seraient moins dangereuses que les alcools distillés semble être davantage le fait des générations les plus âgées.

(La Lettre de la Préventation et de l’Education pour la Santé - Equilibre n°41 - Septembre 2008)

SOURCE : INPES

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