Alcool : effets sur la santé et recommandations

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D’après l’expertise collective réalisée par l’INSERM, en France, près de 23 000 décès par an, hors accidents, sont liés à une consommation excessive et régulière d’alcool : plus de 50 % par cancer des voies aéro-digestives supérieures (risque multiplié par 2 à partir de 45 g d’alcool par jour, par rapport aux sujets non buveurs et non fumeurs) et près de 40 % par cirrhose du foie.

Diagnostiquée le plus souvent vers 50 ans, la cirrhose conduit au décès dans les 5 ans dans 40 à 80 % des cas. A long terme, des troubles cognitifs sont fréquents chez plus de 50 % des consommateurs excessifs et peuvent persister plusieurs mois après le sevrage. La neurotoxicité de l’alcool peut être directe ou indirecte par carence en thiamine.

Les hommes sont les plus touchés, mais les femmes le sont plus rapidement et plus sévèrement : 10 années d’intoxication leur sont nécessaires pour développer une cirrhose contre 15 ans pour les hommes, et ce pour des doses plus faibles (30 g/j contre 50 g/j chez l’homme).

Les campagnes de prévention doivent donc sensibiliser les personnes sur les effets délétères et différés d’une consommation régulière d’alcool en tenant de compte des disparités entre hommes et femmes, des niveaux de consommation et des populations concernées (âge, grossesse, corpulence, susceptibilité génétique, hépatite virale, etc.).

Quant aux effets protecteurs supposés de l’alcool, le risque de mortalité par maladie cardio-vasculaire ne décroît qu’après 45 ans et tant que la consommation ne dépasse pas 20 g/j chez l’homme et 10 à 20 g/j chez la femme.

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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