Aide alimentaire : le guide d'auto évaluation, un outil pour un meilleur équilibre nutritionnel

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L'équilibre nutritionnel de l'aide alimentaire était l'un des objectifs annoncés lors du IVe Congrès des Banques Alimentaires d'octobre 2006 : « Ensemble, aidons l'homme à se restaurer ». C'est désormais une mesure directement applicable au sein du réseau des Banques Alimentaires grâce au guide d'auto-évaluation et au logiciel informatique mis à leur disposition depuis le début du mois de mars.

Un logiciel spécialement conçu pour les Banques Alimentaires « Fédération Française des banques alimentaires »

Développé par et pour les Banques Alimentaires, ce logiciel permet à chacune d’elles de réaliser un graphique des produits alimentaires collectés, en les triant par grandes familles nutritionnelles et de le comparer aux préconisations du PNNS (Programme National Nutrition Santé).

Les résultats présentés dans le graphique permettront à chaque Banque Alimentaire d’adapter progressivement sa prospection de denrées et de mutualiser ses approvisionnements afin d’améliorer la qualité et de rechercher l’équilibre nutritionnel des denrées distribuées au 744000 personnes accueillies par leurs associations partenaires.

Une démarche qualitative

Avec la mise en place du PNNS et du Programme Alimentation et Insertion, les pouvoirs publics ont montré leur souci de prendre mieux en compte les effets de l’alimentation sur la santé. L’étude Abena (étude sur l’alimentation et l’état nutritionnel des bénéficiaires de l’aide alimentaire) parue en 2006 a mis en exergue les carences nutritives des personnes démunies et les conséquences sur leur santé (risques d’obésité aggravée, maladies cardiovasculaires...). Les Banques Alimentaires ont alors engagé une réflexion, corroborée par les observations réalisées dans leur propre réseau sous la direction de Nicole Darmon, responsable de l’unité mixte de recherche Inserm/Inra2.

Grâce à cet outil, guide d’auto évaluation et logiciel, elles peuvent évaluer la qualité nutritionnelle de leurs approvisionnements et ainsi tenter de les rééquilibrer. D’après l’évaluation globale des ressources alimentaires du réseau des 79 Banques Alimentaires, il serait nécessaire de développer les apports en poissons, fruits et légumes tout en réduisant les produits sucrés/salés et les matières grasses ajoutées.

« On ne peut plus se contenter de distribuer aux personnes accueillies ce qu’on nous donne, il faut aller chercher ce dont elles ont besoin » était une constatation tirée des conclusions des tables rondes sur les approvisionnements ». Cet outil, le guide d’auto évaluation et le logiciel d’application, est la réponse des Banques Alimentaires et leur permettra d’adopter une démarche qualitative et de tendre vers l’équilibre nutritionnel des denrées distribuées.

En savoir plus sur les Banques Alimentaires

En 1984, face à la montée de la pauvreté, la première Banque Alimentaire française naît sur le modèle des Food Banks nordaméricaines. 79 Banques maillent aujourd’hui le territoire national au sein de la fédération, pour collecter, gérer, partager et aider l’homme, par le don et le partage, à se restaurer dans sa dignité.

Ces associations humanitaires sont animées par des bénévoles avec la collaboration de salariés. Leurs principales sources gratuites d’approvisionnement sont l’industrie agroalimentaire, la grande distribution, l’Union européenne, le grand public. En 2005, l’équivalent de 142 millions de repas a été distribué par les Banques Alimentaires françaises à 4700 associations et organismes sociaux partenaires.

(Communiqué de presse FFBA)

Source : Alexandre Glouchkoff, Diététicien - Nutritionniste

SOURCE : Toute la diététique !

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