Agriculture biologique : mode d'emploi

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L’ensemble des connaissances de plus haut niveau du savoir actuel en matière de connaissances des microorganismes et de leurs influences sur la croissance des plantes, que j’ai résumé à l’attention des professionnels, des amateurs et des esprits curieux, permet d’envisager l’avenir éco-environnemental et qualitatif de l’agriculture avec espoir car la simplicité de cette nouvelle agriculture qui arrive et sa rentabilité économique intéressent les petits paysans autant que les agro-industriels dans les pays émergents.

« Agriculture biologique : mode d'emploi » - Crédit photo : www.fleursparfumees.com La vie des êtres humains dépend des vingt à quarante centimètres de terre arable qui recouvrent les continents. Cette mine pellicule de terre est le royaume des bactéries et des champignons microscopiques ainsi que de tous leurs prédateurs. Les lombrics, animaux mystérieux, naviguent dans cet espace de manière silencieuse et imperturbable depuis 500 millions d’années, avalant absolument tout sur leurs chemins : bactéries, champignons, débris végétaux, argiles, sables, humus, pour les malaxer et créer un espace propice à la vie végétale. Les agronomes chercheurs du monde entier commencent a faire prendre conscience aux agriculteurs que ce monde silencieux, évoluant dans cette fragile écorce terrestre, est son meilleur compagnon de culture...

Le mariage de la carpe et du lapin c'est-à-dire le caractère improbable du mariage de raison entre l’Argent (la rentabilité exceptionnelle de cette agriculture) et l’Ecologie (le respect des écosystèmes naturels) est pourtant inéluctable et laisse à présent bon espoir pour l’avenir de l’Humanité...

Mon livre (en attente d’éditeur) est le résumé encore jamais fait jusqu’à aujourd’hui des nouvelles pratiques agricoles mises au point par les chercheurs et les agriculteurs pionniers.

La collecte des informations mondiales et leurs lectures passées laissent apparaitre la forme que prendra l’agriculture du XXI siècle. Diversement nommée, elle se fonde sur l’activité des microorganismes, des vers de terre ou des termites. Bien nourris par des matières organiques cultivées exprès pour eux et par les résidus des cultures, bactéries, champignons microscopiques et leurs prédateurs grouillants au milieu des vers de terre, donnent aux plantes les minéraux indispensables à leurs croissances, aux sol les substances humiques pour s’agréger aux argiles, avec le bonus d’une veille sanitaire et la production naturelle d’antibiotiques et de produits de lutte contre les prédateurs !

Il est possible de cultiver n’importe quelle terre au monde, sans engrais, presque sans eau et sans produits de traitements car les maladies disparaissent spontanément, grâce à l’équilibre écologique dans les sols et autour des cultures.

Ce livre n’a pas d'équivalent. Personne, à notre connaissance, en ce mois d’octobre 2010, n’a écrit un ouvrage pratique sur le sujet, expliquant les résultats de la recherche et livrant les recettes à suivre pour pratiquer cette nouvelle agriculture. Seuls se trouvent en circulation les rapports et articles scientifiques relatant les recherches en ces domaines ou des publications pédagogiques succinctes et simplistes.

Les résultats pratiques de ces nouvelles connaissances et orientations des systèmes de cultures, se sont des millions d’ha actuellement cultivés sous cette forme pour le plus grand bien des comptes d’exploitation des agriculteurs : 30% de frais d’intrants en moins ! Le Brésil, l’Argentine, la Chine et l’Inde, l’Indonésie s’y précipitent car cette agriculture permet d’allier l’Ecologie (absence de source de pollution car plus d’épandage de produits chimiques) et l’Argent car des rendements similaires (souvent supérieurs) à ceux obtenus avec des engrais chimiques laissent des bénéfices en expansion. L’agro-industrie ne laissera pas passer ce train là... Elle montera à bord et elle lâchera le chimique –non par idéologie- mais par cupidité.

Pour une fois, dans l’histoire de l’Humanité, la recherche du gain d’argent peut aller dans le sens d’un bien-être collectif...

Car « plus BIO que ces aliments, tu meurs ! » Issus des processus naturels du recyclage des éléments chimiques, azote, phosphore, potasse, zinc, bore, magnésium, strontium, manganèse, calcium, etc... sont mis à disposition des plantes par leurs commensaux, associés et symbiotes telluriques, avec en prime cette « veille sanitaire » qui stoppe ou limite à un minimum supportable les attaques parasitaires grâce à l’équilibre des populations microbiennes et animales.

Lire toutes les informations erronées, mal documentées ou entendre les acteurs du BIO prétendre que les rendements, « tout le monde le sait » sont moindres, ce qui expliquerait les coûts plus élevés, fait vraiment mal (i) à la communauté scientifique en charge du développement des cultures propres dites « biologique », et (ii) à moi-même, ce qui m’a poussé à écrire ce livre pour faire connaitre une autre vérité, nettement plus réaliste, applicable à grande échelle, écologique et rentable.

Je pense que la mode du BIO actuelle, certifiée, vérifiée, n’a pas de beaux jours devant elle, car déjà des millions de petits agriculteurs cultivent sans pesticides en Afrique et en Asie, les plus gros agro-industriels des pays émergents d’Amérique du Sud et les gouvernements de l’Inde, de la Chine et de l’Indonésie, Thaïlande, Vietnam, Australie, etc... par nécessité de ne pas enclencher « une agriculture suicidaire » par épandages intensifs et mortels de produits chimiques (tous ces gouvernements connaissent les ravages écologiques des pesticides), s’engouffrent dans la voie de l’agro-écologie (aucun qualificatif n’est officiel) c'est-à-dire dans le respect des équilibres naturels, tant dans l’organisation des espaces cultivés (diversité des cultures sur un espace réduit) que dans le respects et l’utilisation des microorganismes des sols. Je vois mal ces gouvernements se plier aux dictats mercantiles, avant d'être idéologiques, des organismes certificateurs actuels. Cette nouvelle agriculture « biologique » ou « écologique » deviendra la norme internationale sous dix ans...

La Journée Mondiale contre la désertification du 17 juin dernier, organisée chaque année à la même date par l’ONU, a mis en exergue l’importance de la couche de terre arable dans la survie de l’Humanité !

Le message est compris au plus haut niveau. Des nouvelles techniques agricoles sont nées de la confrontation d’agriculteurs pionniers, visionnaires, avec la recherche scientifique.

Il faut que cela se sache, que ces techniques soient appliquées par un maximum d’agriculteurs dans le monde. Mon militantisme en la matière a été d’en traduire concrètement ces données pour les appliquer aux champs.

(Par Christian de Carné-Carnavalet, Architecte-paysagiste DESH, Consultant en agriculture biologique, "Meilleur Ouvrier de France" en Art des Jardins)

SOURCE : Fleurs parfumées.com

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