Adolescents et restauration rapide

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Cette étude, portant sur près de 4 800 adolescents américains, analyse les conséquences de la fréquentation des fast-foods (FFF) sur la qualité de leur alimentation et les facteurs environnementaux l'influençant.

La FFF est corrélée positivement avec l'apport énergétique quotidien, la part des calories lipidiques et l'apport en acides gras saturés, eux-mêmes liés à la surconsommation d'aliments riches en graisses et en sucres (frites, cheeseburgers, boissons sucrées). En revanche, une corrélation inverse existe entre la FFF et les apports en calcium, fibres, vitamines A, C et b-carotène, liée à une consommation insuffisante d'aliments " bons pour la santé " (fruits et légumes, lait, etc.). Malgré ces déséquilibres alimentaires, la FFF et l'obésité n'apparaissent pas liées dans cette étude (une étude prospective n'aurait vraisemblablement pas donné les mêmes résultats).

La FFF augmente avec le temps passé devant la télévision, mais n'est pas corrélée avec la pratique d'une activité physique. Enfin, elle est liée aux préoccupations des adolescents (et des parents) en matière de santé - ceux qui fréquentent le plus les fast-foods sont moins concernés par l'intérêt d'une alimentation équilibrée -, et surtout aux facteurs temps et praticité, primordiaux dans les choix alimentaires.

En moyenne, les adolescents américains mangeraient 2 fois par semaine dans un fast-food, ce qui n'entraîne pas de conséquences majeures sur leur alimentation si celle-ci est par ailleurs équilibrée. Si cela n'est pas le cas ou que la FFF est plus élevée, une amélioration de la qualité nutritionnelle des produits vendus en fast-food serait nécessaire.

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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