Activité physique : surestimation du niveau de pratique et idées fausses sur les recommandations

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Selon deux études scientifiques conjointes concernant la pratique de l'activité physique, l'une britannique, l'autre suédoise, il semblerait qu'en général les recommandations actuelles sur l'activité physique peuvent créer des croyances erronées au sujet des avantages de différents types d'exercices et que les gens semblent également surestimer leur niveau d'activité physique réel.

D'après une première étude au Royaume-Uni, les chercheurs des universités d'Exeter et de Brunel à Londres ont sélectionné des adultes considérant que l'activité physique avait des bienfaits poou la santé. Un échantillon national représentatif de 1191 britanniques adultes âgés de 16 à 65 ans ont été invités à faire des commentaires sur les avantages relatifs de l'activité physique modérée et intensive.

Même si les recherches montent qu'une activité physique plus intense procure plus d'avantages pour la santé qu'une activité modérée, les sujets (particulièrement des femmes) étaient plus susceptibles de prétendre à tort plus d'avantages avec une activité modérée. Selon les chercheurs, cela peut être attribué au fait que l'activité modérée a été la recommandation au Royaume-Uni depuis 1995. Les auteurs de l'étude concluent qu'il existe une idée fausse persistante au sujet des recommandations sur la pratique d'activité physique et proposent donc que ces recommandations devraient être modifiées.

Parallement à cela, selon une étude suédoise, les adultes semblent également surestimer leurs niveaux d'activité physique. Les chercheurs de l'institut de Karolinska à Stockholm ont donc évalué le temps passé à pratiquer une activité physique modérée ou intense sur une période de sept jours sur 1114 adultes volontaires. Ils ont pour cela employé une technique précise de mesure en utilisant un petit dispositif - accéléromètre - attaché au corps qui détecte n'importe quel mouvement.

Les résultats ont prouvé que seulement 52 % des adultes ont atteint 30 minutes d'activité d'intensité moyenne ou forte par jour, comme recommandé par les organisations nationales et internationales. En outre, seulement 1 % ont réalisé ces 30 minutes en 3 fois 10 minutes ou plus, ce qui est une recommandation plus spécifique développée par l'U.S. Centers for Disease Control and Prevention and the American College of Sports Medicine.

Les hommes étaient généralement plus actif que les femmes, et l'âge ainsi qu'un index plus élevé de la masse de corporelle (IMC) ont été associés aux niveaux les plus bas d'activité physique.

Les chercheurs ont conclu que la mesure objective du niveau d'activité physique a révélé des niveaux plus bas que ceux rapportés spontanément par les déclarations des individus, ce qui laisse croire que les gens ont tendance à exagérer leur participation à l'activité physique.

Références :

  • O' Donovan G & Shave R (2007). British adults' views on the health benefits of moderate and vigorous activity. Preventative Medicine, DOI: 10.1016/j.ypmed.2007.07.026
  • Hagströmer et al (2007). Physical activity and inactivity in an adult population assessed by accelerometry. Medicine & Science in Sports & Exercise, DOI: 10.1249/mss.0b013e3180a76de5

Source : Alexandre Glouchkoff, Diététicien - Nutritionniste

SOURCE : Toute la diététique !

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