Activité physique et sécurité

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L'activité physique fait partie d'une bonne hygiène de vie et permet de garder un poids santé ; elle est bénéfique pour la santé des os et des muscles tout comme pour le bien-être psychologique ; elle réduit le risque de certaines affections comme le cancer, les maladies cardiaques ou le diabète. La pratique de certains sports ne doit toutefois pas se faire au détriment de la sécurité.

Risque cardiovasculaire

« Activité physique et sécurité » - Crédit photo : www.columbus-egg.be On sait que l’activité physique diminue généralement le risque de certaines affections telles que les maladies cardiaques. Mais l’activité physique peut parfois occasionner certains problèmes cardiovasculaires tels que crise cardiaque ou arythmie. Même si certains pensent que la majorité des crises cardiaques surviennent pendant l’effort, environ 90 % de toutes les crises cardiaques se produisent en réalité au repos et non pas pendant un effort physique1.

Chez les personnes qui ne présentent pas de problème cardiaque, le risque de complication cardiaque grave durant l’effort est de 1 pour 400 000 à 800 000 heures d’exercice, alors que le risque auquel est exposée une personne qui présente une maladie cardiaque est en moyenne de 1 pour 62 000 heures d’exercice [1]. À titre de comparaison, une personne qui s’entraîne pendant 1 heure 30, 5 jours par semaine accumule un total de 11 700 heures d’exercice sur 30 ans. Cela montre que même les personnes qui pratiquent beaucoup et régulièrement des activités physiques ont un risque très faible d’avoir des problèmes cardiaques. Il convient également de noter que le risque de crise cardiaque chez les sédentaires qui font de l’exercice physique est 50 % plus élevé que celui des personnes qui pratiquent un sport cinq fois par semaine, ce qui se traduit de nouveau par un risque très faible.

Bien que le risque de complication cardiaque soit réduit, il est toujours préférable de savoir reconnaître les signes avant-coureurs d’une crise cardiaque. Ceux-ci se traduisent par une douleur dans la poitrine (douleur qui irradie dans les bras, le dos et les épaules (picotements)), des troubles du rythme cardiaque comme des palpitations et des battements sourds, un essoufflement inhabituel, des vertiges ou des étourdissements.

Risque pour les articulations et la mobilité

Les articulations du corps, y compris celles des genoux et des chevilles, doivent supporter beaucoup de contraintes pendant le mouvement, notamment chez les personnes en surpoids ou obèses. Le poids du corps ainsi que l’activité pratiquée et les mouvements mécaniques déterminent la charge exercée sur les articulations [2]. Ainsi, l’impact de la course à pied sur les articulations est plus grand que la bicyclette, cet effet augmentant avec le poids du corps.

La faiblesse musculaire est aussi un facteur qui peut entraîner des problèmes d’articulations. On a montré que la perte de poids, même modeste, peut significativement réduire la pression exercée sur les articulations des sujets en surpoids [2,3]. Toutefois, les recherches montrent que les personnes en bonne santé qui se livrent à des activités à impact modéré ou faible (marche, natation, aviron) et qui n’ont pas de problèmes articulaires particuliers ne s’exposent pas à une augmentation du risque d’arthrose (maladie dégénérative des articulations) du genou. Ce n’est toutefois pas le cas des athlètes de haut niveau qui pratiquent une activité sportive dynamique comme la course à pied, le squash et le tennis, car l’impact plus élevé de ces activités les expose à un risque supérieur d’arthrose du genou [4].

Comment se protéger ?

L’activité physique est essentielle pour un corps et un esprit sains et, bien qu’il faille tenir compte de certains paramètres de sécurité, l’activité physique est généralement plus bénéfique que néfaste pour la santé. Choisir un environnement adéquat pour exercer son activité préférée contribue également à améliorer la sécurité, en s’inspirant des conseils listés ci-après :

  • Éviter la circulation automobile et privilégier les trottoirs, les pistes cyclables ou les sentiers de randonnée ;
  • Choisir des secteurs où des mesures de ralentissement de la circulation automobile ont été prises (ralentisseurs) ;
  • Privilégier les lieux bien éclairés, où d’autres personnes sont présentes et qui sont bien entretenus (pas de détritus, de bris de verre, etc.) ;
  • Préférer les surfaces qui absorbent les chocs ;
  • Choisir des terrains de jeu bien entretenus, sans trous ni obstacles ;
  • Préférer les buts et poteaux rembourrés et fixés au sol (sur les terrains de football notamment).

Il est aussi préférable de porter un équipement approprié et d’obtenir les conseils d’un professionnel avant de commencer des exercices de sorte que le programme soit adapté aux besoins et aptitudes de chacun.

Pour plus de renseignements : Lignes d’action recommandées par l’UE en matière d’activité physique

Références :

  1. Myers J (2003). Exercise and cardiovascular health. Circulation 107:e2-e5.
  2. Hunter DJ, Eckstein F. (2009). Exercise and osteoarthritis. Journal of Anatomy 214:197-207.
  3. Messier SP, Gutekunst DJ, Davis C et al. (2005) Weight loss reduces knee-joint loads in overweight and obese older adults with knee osteoarthritis. Arthritis Rheum 52:2026–2032.
  4. Cooper C, Snow S, McAlindon TE et al. (2000). Risk factors for the incidence and progression of radiographic knee osteoarthritis. Arthritis Rheum 43:995–1000.
  5. U.S Department of Health and Human Services (2008). 2008 Physical Activity Guidelines for Americans.

Source : « Conseil Européen de l’Information sur l’Alimentation (EUFIC) »

SOURCE : « Conseil Européen de l’Information sur l’Alimentation

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