Acheter des fruits et légumes avec ses tickets restaurant ?

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Reprenant une mesure inscrite dans son rapport sur la prévention de l'obésité [1], Madame Valérie Boyer, députée des Bouches-du-Rhône, a présenté dans le cadre de la discussion du projet de loi « Hôpital-patients-santé et territoires », un amendement permettant d'étendre l'utilisation des titres-restaurant auprès des détaillants spécialisés en fruits et légumes. Adopté en commission des affaires sociales, cet amendement a été présenté à l'Assemblée le 24 février 2009.

« Acheter des fruits et légumes avec ses tickets restaurant ? » - Crédit photo : www.unfd.fr Instrument majeur pour défendre le pouvoir d’achat [2], le titre-restaurant pourrait ainsi devenir un outil de politique de santé publique en contribuant à favoriser la consommation de 5 fruits et légumes par jour recommandée par le PNNS (Programme National Nutrition Santé). Alors que les enquêtes épidémiologiques montrent depuis 20 ans qu’ils exercent un rôle remarquable dans la prévention de l’obésité, du diabète, et d’autres pathologies majeures, leur consommation ne cesse de baisser [3].

Permettant à tous les salariés d’utiliser leur titre-restaurant chez leur primeur ou leur fruitier détaillant des préparations de fruits et légumes, froides ou chaudes immédiatement consommables, cette mesure incite aussi les sous-consommateurs de fruits et légumes, les jeunes générations et les ménages à faibles revenus, à y accéder.

Chaque jour travaillé 2,7 millions de salariés bénéficient du titre-restaurant, soit environ 567 millions de repas par an (source : Commission Nationale des Titres-Restaurant /chiffres 2007). Bien que théoriquement, d’après une charte signée avec l’ensemble de la grande distribution, seuls les produits immédiatement consommables peuvent être payés en titre-restaurant, pourquoi ne pourrait-on pas consommer des produits plus sains et recommandés tels, des oranges, des pommes, des carottes, des tomates... plutôt que des canettes de soda ou des sandwiches ne pose pas de problèmes ?

L’Union nationale des syndicats de détaillants en fruits, légumes et primeurs (UNFD) et l’ensemble de ses 15 000 détaillants se félicitent de cet amendement qui répond aux attentes de nombreux salariés et aux enjeux de santé publique. Il est aussi un soutien important au développement du commerce de proximité.

Références :

  1. « 83 propositions pour lutter contre l’obésité »
  2. Jusqu’à 1142 € de complément de rémunération par an et par salarié sont totalement exonérés de charges sociales et fiscales.
  3. La consommation de fruits a baissé de 17% au cours des 40 dernières années, celle des légumes de 40%.

SOURCE : UNFD

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