|
Menu actualités et services
Calories et valeurs nutritives
Annonces commerciales
|
Articles et Dossiers Aliments et Nutriments, le 19/06/2006

Oubliez que vous êtes au régime ! Maigrissez autrement, une fois pour toute ! Construisez dès maintenant votre PROGRAMME MINCEUR personnalisé à partir de vos souhaits et bénéficiez d'un suivi diététique unique avec LeDiet, votre assurance perte de poids durable...
La liste des propriétés bénéfiques allouées aux acides gras oméga-3 est loin d'être exhaustive... Une étude récente nous rappelle cependant qu'il faut demeurer prudent à l'égard de certaines allégations, en particulier en raison de problèmes méthodoliques inhérents à certaines études.
Lire la suite
Les acides gras oméga-3 ont très bonne presse. Il est vrai que les données s’accumulent en faveur de leurs effets protecteurs non seulement dans les maladies cardio-vasculaires, mais aussi dans certaines formes de cancer, les démences, la dépression, les allergies… Un article paru dans une récente édition (1) de la sérieuse publication scientifique JAMA pourrait, à première vue, changer certains points de vue à ce sujet. Les auteurs ont réalisé une méta-analyse des études de cohorte prospectives menées entre 1966 et 2005 et portant principalement sur la relation entre la consommation journalière de poisson et le risque de cancer.
Un bilan plus maigre que prévu
A la lecture des résultats de cette revue de la littérature, force est de constater que les données ne se bousculent pas au portillon. Seules 38 études mettent en évidence un lien positif entre le risque relatif de cancer et l’apport alimentaire d’oméga-3. Et lorsque l’on pousse l’analyse un peu plus loin, on va de déception en déception. Ainsi, pour le cancer du côlon, une seule étude révèle un effet protecteur des apports élevés d’acides gras oméga-3, alors que dix-sept ne montrent aucune association… Les mêmes résultats négatifs sont observés pour le cancer du poumon, de la peau et de la prostate. Concrètement, les études de cohorte ne parviennent pas à confirmer les résultats très encourageants obtenus chez l’animal avec les oméga-3, peut-être notamment parce qu’ils ne font qu’une estimation de la consommation d’oméga-3 via l’évaluation de la consommation journalière de poisson.
Une question de méthodologie
La plupart des études de cohorte prospectives utilisent un fréquentiel pour évaluer la consommation alimentaire. Ce choix est avant tout financier, car il est difficile, voire impossible de réaliser une anamnèse alimentaire complète sur des populations de plus de 20.000 individus. Or, une autre étude (2) a récemment suggéré les limites du fréquentiel pour l’évaluation des apports en macro- et micronutriments en comparaison d’autres méthodes comme l’anamnèse alimentaire ou le quotient respiratoire. La corrélation entre le questionnaire de fréquence et l’anamnèse alimentaire était inférieure à 0,4 ce qui situe les disparités importantes entre les deux techniques d’évaluation. Les associations positives démontrées dans les études cas-contrôle ne sont pas toujours retrouvées dans les études de cohorte, notamment, selon Kristal et al (2) à cause de l’usage d’un questionnaire fréquentiel.
Un exemple de cette flagrante hétérogénéité des résultats selon la méthode d’évaluation employée a été montré par Bingham et al (3). Dans son étude, alors qu’aucune relation entre les graisses et le cancer n’apparaissait lorsque les apports étaient enregistrés au moyen d’un fréquentiel, une association statistiquement significative se dégageait avec le recours à l’anamnèse alimentaire. Un constat qui s’applique donc aussi en théorie au lien entre oméga-3 et cancer.
Mesurer plutôt deux fois qu’une
Un autre aspect méthodologique à prendre en compte est également la périodicité de l’évaluation des habitudes alimentaires. Dans plusieurs études de cohorte, l’évaluation ne s’effectue parfois qu’à une seule occasion, ce qui constitue un biais potentiel. L’exemple de la Honolulu Heart Study (4) est à ce point éloquent : alors que les apports alimentaires ont été enregistrés une seule fois, en 1968, l’évaluation de l’incidence du cancer n’a été réalisée qu’en 1993, ce qui supposait que les habitudes alimentaires n’avaient pas évolué en 25 ans… Et de la promotion du poisson par l’église catholique le vendredi en 1968 à la stigmatisation erronée du contenu en lipides des poissons gras dans le contexte actuellement sensible de l’obésité, de l’eau a pourtant bien coulé depuis sous les ponts …
Les oméga-3 noient le poisson
La plupart des fréquentiels donnent une estimation de la consommation de poisson, mais jamais d’information sur le type de poisson consommé. Il existe pourtant d’importantes variations de la teneur en oméga-3 entre les différentes familles de poisson : très basse chez les poissons maigres, elle augmente considérablement avec les poissons gras. Par ailleurs, aussi bien les fréquences que l’évaluation des portions sont d’une importance essentielle pour déterminer les apports alimentaires en oméga-3, les deux étant estimés par l’observateur. Et s’il est simple de quantifier le nombre de tranches de pain consommées par jour, la tâche est plus ardue pour le poisson. Cela signifie donc que l’apport journalier en oméga-3 repose sur plusieurs estimations avec pour conséquence une grande marge d’erreur potentielle.
Admettons qu’un individu lambda mange 5 fois du poisson par semaine et développe un cancer du côlon, alors qu’un autre individu en consommant seulement une fois par semaine ne contracte pas la maladie au cours de la même période, la tentation est grande de tirer la conclusion que le poisson et les acides gras oméga-3 ne protègent pas contre le cancer du côlon. Mais si en fouillant un peu, on constate que le premier individu consomme en fait essentiellement du cabillaud et la seconde des sardines, le bilan change complètement !
L’ironie de la dose
La dose journalière moyenne d’acides gras oméga-3 relevée dans les études prospectives est de l’ordre d’un mg, ce qui correspond à peine aux normes établies par le Conseil Supérieur d’Hygiène. Avant de déduire que les oméga-3 ne protègent pas contre le cancer, il faut également prendre en considération que beaucoup d’effets des oméga-3 se manifeste à des concentrations plus élevées, que l’alimentation ne peut pas toujours atteindre. Un bel exemple est celui de l’effet hypotriglycéridémiant des oméga-3 qui est principalement observé avec les suppléments. Les auteurs de cette revue de la littérature n’ont pas tenu compte de l’usage des compléments alimentaires.
Mais que faire alors dans l’évaluation des petits mangeurs de poisson qui recourent plus souvent à la supplémentation que les amateurs des produits de la mer ? Cette étude exprime toute la difficulté à évaluer la consommation d’acides gras oméga-3 et montre qu’il est difficile aujourd’hui de consommer suffisamment d’oméga-3. Elle sème aussi le doute malgré elle sur la relation bénéfique entre consommation de poisson et cancer et incite à plus de prudence et de recul sur la méthodologie au moment de formuler des allégations.
Références :
- MacLean CH, Newberry SJ, Mojica WA, Khanna P, Issa AM, Suttorp MJ, Lim YW, Traina SB, Hilton L, Garland R, Morton SC. Effects of omega-3 fatty acids on cancer risk: a systematic review. JAMA. 2006 Jan 25;295(4):403-15.
- Kristal AR, Peters U, Potter JD. Is it time to abandon the food frequency questionnaire? Cancer Epidemiol Biomarkers Prev. 2005 Dec;14(12):2826-8.
- Bingham SA, Luben R, Welch A, Wareham N, Khaw KT, Day N. Are imprecise methods obscuring a relation between fat and breast cancer? Lancet. 2003 Jul 19;362(9379):212-4.
- Chyou PH, Nomura AM, Stemmermann GN. Diet, alcohol, smoking and cancer of the upper aerodigestive tract: a prospective study among Hawaii Japanese men. Int J Cancer. 1995 Mar 3;60(5):616-21.
(Par Patrick Mullie, Diététicien, " HEALTH & FOOD " numéro 76, Mars/Avril 2006)
Source : Health and Food
Faites votre DIAGNOSTIC MINCEUR gratuit en ligne avec Vitamin System, spécialiste de la minceur et de la nutrition. Obtenez rapidement votre objectif de poids. Déterminez facilement les causes de votre surpoids afin d'atteindre votre poids idéal...
La diététique est le moyen le plus naturel pour garder ou retrouver son poids, préserver ou améliorer sa santé... L'information fournie ici tente de donner des renseignements pertinents sur un certain nombre de données dans le domaine de l'alimentation, la diététique et de la nutrition. Bien que l'ensemble de ces informations proviennent de sources réputées "fiables" et "scientifiquement valables", celles-ci vous sont transmises à titre purement indicatif et doivent être utilisées sous votre entière responsablilité. Ces informations proposées ne sont ni complètes, ni exhaustives et il vous appartient de les utiliser à vos risques et de procéder à toutes les vérifications nécessaires sous votre entière responsabilité. Elles ne visent qu'à vous aider et ne doivent en aucun cas remplacer ou être associées de quelque manière que ce soit à un quelconque diagnostic, avis ou traitement médical personnel. Si vous pensez avoir besoin d'une consultation médicale, veuillez vous adresser à votre médecin traitant référent
|

|
|
Accès à l'espace INTEGRAL
Accédez aux informations et services réservés exclusivement aux abonnés !
|
Votre NEWSLETTER gratuite
Prenez de l'avance sur l'info !
|
Annonces partenaires
Dans la même THEMATIQUE
-
Carence en soufre et maladies modernes
Normalement disponible dans notre alimentation, le soufre se fait de plus en plus rare à cause des pesticides et des [...]
-
Le poisson : des qualités nutritionnelles précieuses, mais aussi contaminé par des polluants
L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a défini une fréquence optimale de consommation [...]
-
Le fromage anti-cancer ?
La consommation de produits laitiers en particulier de fromage pourrait diminuer le risque de cancers et la mortalité consécutive à [...]
-
Les oeufs et le bacon, retour en arrière ?
Après des années de propagande contre les nourritures riches en cholestérol comme le lard, le bacon et les oeufs, plusieurs [...]
-
Les produits laitiers donnent plutôt bon coeur...
Contrairement à un préjugé longtemps entretenu, les produits laitiers ne sont pas « mauvais pour le coeur ». Les données [...]
-
Zoom sur... les fibres alimentaires
Les Français ne consomment pas assez d’aliments qui contiennent des fibres. Mais les connaissent-ils bien - à part les fruits [...]
-
Le cacao : boisson miracle ?
De nouvelles données indiquent que les flavanols de cacao pourraient avoir une importance certaine au sein de l’alimentation de personnes [...]
-
Les bienfaits du DHA
Vous savez probablement que les acides gras oméga-3 sont bons pour la santé, surtout l'acide gras oméga-3 docosahexaenoïque (DHA). Il [...]
-
La vitamine D : faut-il revoir les recommandations ?
Contrairement aux autres vitamines, la vitamine D a une double origine, alimentaire (ou médicamenteuse) et « endogène » par production [...]
-
Le lait, un aliment universel
On le boit, on en fait du beurre, de la crème, des fromages, des yaourts... Pilier de notre alimentation quotidienne, [...]
-
Les boissons sans alcool de l'antiquité à nos jours : leur origine et leur place dans l'alimentation d'aujourd'hui
Si boire est aussi vital que respirer, l'histoire montre que nous ne buvons pas telle ou telle boisson par hasard. [...]
-
Le temps des glaces et sorbets
Esquimau, cornet, vrac, bâton, cône.... L’assortiment des glaces semble illimité, chaque année de nouveaux parfums, consistances, présentations sont créés pour [...]
-
Comment les produits laitiers aident à contrôler le poids
Le constat est fait par de nombreuses études : une consommation élevée de produits laitiers s’accompagne de taux d’obésité plus [...]
-
Quelles recommandations européennes relatives aux apports en vitamines et minéraux conviendrait-il de réviser ?
L’Autorité européenne de sécurité des aliments a entamé une réévaluation des recommandations relatives à l’ensemble des micronutriments (vitamines et minéraux). [...]
-
Le cassis, un Superfruit source naturelle de santé
Les Superfruits sont des fruits qui ont un profil nutritionnel supérieur à la moyenne des autres fruits. Le plus souvent, [...]
-
Les pistaches, une source d'énergie pour les sportifs
Le retour des beaux jours et de la chaleur donne des envies de plein air et de convivialité. Les activités [...]
-
Les antioxydants, future fontaine de jouvence ?
Tous les scientifiques s’accordent sur le rôle protecteur des antioxydants face au vieillissement cellulaire. Consommer des antioxydants ne suffit pourtant [...]
-
Camembert et hypercholestérolémie
Bien que l'excès d'apport alimentaire en acides gras saturés soit toujours communément associé à un risque cardiovasculaire accru, le lien [...]
-
Existe-t-il un modèle français de consommation des boissons sans alcool ?
Ce que l'on boit, les moments voire les lieux de consommation, diffèrent d'une société à l'autre. Culture, histoire, tradition exercent [...]
-
Les apports alimentaires en polyphénols des Français décryptés avec l'étude NutriNet-Santé
Pour la première fois en France, une évaluation précise des apports en polyphénols par l'alimentation a pu être établie grâce [...]
-
Le varech, le légume parfait ?
Le varech, ou goémon, est constitué par un mélange indéterminé d'algues brunes, rouges ou vertes, laissées par le retrait des [...]
-
Les nouveaux apports nutritionnels conseillés en lipides pour les enfants
Du fait de sa concentration exceptionnellement élevée dans les membranes excitables du cerveau et de la rétine, l'acide docosahexaénoïque (DHA, [...]
-
Les produits bio ont-ils un intérêt nutritionnel et sanitaire ?
De nombreuses relations entre l'alimentation et la santé de l'homme ont été établies à l'échelle internationale par l'Organisation Mondiale de [...]
-
Comment bien conserver les vitamines des légumes ?
Certaines vitamines se perdent sous l’effet du stockage, du transport, de la cuisson, des expositions à l’air et à la [...]
-
Mieux connaître les effets des acides gras trans naturels
Depuis déjà plusieurs années, les acides gras trans, ou AGT, d’origine industrielle font la « une » de l’actualité. Les [...]
|