|
Menu actualités et services
Calories et valeurs nutritives
Annonces commerciales
|
Articles et Dossiers Maladies et Prévention, le 26/08/2008

Faites votre DIAGNOSTIC MINCEUR gratuit en ligne avec Vitamin System, spécialiste de la minceur et de la nutrition. Obtenez rapidement votre objectif de poids. Déterminez facilement les causes de votre surpoids afin d'atteindre votre poids idéal...
EUROPE, 26 août (Toute la diététique !) - Certaines personnes pensent que les aliments riches en matières grasses ou en sucre ont un pouvoir addictif, ce qui inciterait les consommateurs à manger de manière excessive et favoriserait l'obésité. Faut-il dans ce cas considérer les denrées alimentaires de la même manière que l'alcool et la cigarette ? Ou s'agit-il plus simplement d'une confusion entre « addiction », « impulsion alimentaire » et « troubles du comportement alimentaire » ?
Lire la suite
Pourquoi parle-t-on parfois d’« addiction » alimentaire ?
L’addiction se caractérise par le besoin compulsif de consommer une substance, par une consommation non contrôlée et par l’existence de symptômes de sevrage (tels que l’angoisse et l’irritabilité) lorsque l’accès à cette substance est impossible. Les personnes qui présentent des troubles du comportement alimentaire tels que les frénésies alimentaires, la boulimie et l’anorexie mentale tendent à présenter ces symptômes, ce qui donne à penser qu’il existe des similitudes entre la manière dont l’organisme réagit aux drogues et l’alimentation compulsive.
Il semble que la sensation de plaisir que procurent la consommation alimentaire et la prise de drogues emprunte des voies communes dans le cerveau. Ainsi, des études menées sur des rats de laboratoire ont montré que des apports répétés et excessifs de sucre peuvent sensibiliser les récepteurs cérébraux à la dopamine (substance produite dans le cerveau lorsque nous éprouvons du plaisir) de la même manière que l’abus de drogues illicites. Les études menées sur des sujets humains au moyen de techniques de neuro-imagerie cérébrale, qui permettent d’obtenir des images des structures et fonctions du cerveau, indiquent également des similitudes entre les réponses physiologiques à l’anticipation d’aliments qui flattent le goût et celles de drogues – par exemple, la libération de dopamine dans les mêmes régions cérébrales.
Contre l’« addiction alimentaire »
Malgré les points communs entre le fait de manger et consommer des drogues, la vaste majorité des cas qualifiés d’« addictions alimentaires » ne devraient en réalité pas être considérés comme un comportement addictif. Manger est un comportement complexe qui fait intervenir plusieurs hormones différentes et systèmes de l’organisme, et pas uniquement le circuit plaisir-récompense. Des recherches récentes ont mis à jour des différences dans les changements qui se produisent dans plusieurs neurotransmetteurs sous l’effet des drogues et d’une compulsion intense pour certains aliments [1]. En outre, pratiquement chaque plaisir ressenti (beauté, musique, plaisir sexuel, voire exercice physique) est associé à des poussées de dopamine comparables à celles causées par un repas riche en matières grasses. Mais nous parlons alors de plaisir et non d’addiction, et ainsi les universitaires ont proposé d’autres explications. Le désir d’un aliment agréable au goût (comme le chocolat) entre en conflit avec la nécessité culturellement imposée d’en réduire les apports, ce qui a pour effet d’accentuer le désir de cet aliment et nous amène à l’interpréter comme une addiction (p. ex. « chocoholisme »). Il se peut aussi que chez certaines personnes, il existe des différences dans la manière dont le cerveau traite les stimuli alimentaires qui sont comparables aux stimuli addictifs, ce qui renforce l’envie de consommer différentes quantités ou catégories d’aliments.
Impulsions alimentaires et troubles du comportement alimentaire
L’expression « impulsion alimentaire » est souvent plus appropriée qu’« addiction alimentaire ». Il s’agit d’un « désir intense de consommer un aliment ou un type d’aliment en particulier auquel il est difficile de résister ». De fait, ce besoin urgent ou impulsif est fréquent. Presque toutes les femmes et la plupart des hommes en font l’expérience à un moment donné de leur vie. Les impulsions alimentaires les plus fréquemment signalées concernent le chocolat (40 % des femmes) et plus généralement les aliments riches en matières grasses et (ou) en sucre ou en glucides.
Les impulsions alimentaires irrépressibles sont significatives car elles jouent un rôle dans la surconsommation alimentaire observée dans la frénésie alimentaire, la boulimie et l’obésité, bien que la question reste ouverte. Différentes théories ont été proposées pour expliquer le rapport entre les accès alimentaires impulsifs et les troubles de l’alimentation ; certains auteurs insistent sur l’homéostase physiologique et les mécanismes d’apprentissage faisant intervenir les aspects sensoriels de l’alimentation et d’autres sur les principes psychologiques liés aux émotions. Ainsi pour certains chercheurs, la consommation de glucides serait motivée par le désir d’améliorer l’humeur, le mécanisme sous-jacent étant une augmentation de la sérotonine dans le cerveau (substance qui joue un rôle important dans la régulation de l’humeur et de l’appétit). Parallèlement, il semblerait que les substances psychoactives présentes dans le chocolat favorisent l’impulsion alimentaire, mais les recherches montrent que les propriétés sensorielles semblent être le déterminant le plus important du désir de manger du chocolat.
Et concrètement ?
Même si le terme « addiction » n’est pas approprié, il a le mérite de souligner un aspect important du comportement alimentaire sain : l’aptitude à exercer un contrôle sur son alimentation.
Alors que l’exercice physique et de bonnes habitudes alimentaires sont incontestablement les meilleurs moyens de rester en bonne santé, les recherches en neurosciences et les nouvelles données qui montrent que le circuit cérébral le plus puissant connu pour contrôler les apports alimentaires régule aussi le métabolisme périphérique des lipides, pourraient éventuellement aider les professionnels de santé à mieux venir en aide aux personnes dont les habitudes alimentaires divergent de leurs intentions [2].
Sources et références :
- Fallon S et al (2007). Food reward-induced neurotransmitter changes in cognitive brain regions. Neurochemical Research 32: 1772-1782.
- Nogueiras R et al (2007). The central melanocortin system directly controls peripheral lipid metabolism. The Journal of Clinical Investigation doi:10.1172/JCI31743.
- Rada P, Avena NM and Hoebel BG (2005). Daily bingeing on sugar repeatedly releases dopamine in the accumbens shell. Neuroscience. 134:737-44.
- Rogers PJ and Smit HJ (2000). Food Craving and Food « Addiction ». A Critical Review of the Evidence From a Biopsychosocial Perspective. Pharmacology Biochemistry and Behaviour. 66:3-14.
- Yanovski S (2003). Symposium: Sugar and Fat-From Genes to Culture. Sugar and Fat: Cravings and Aversions. Journal of Nutrition 133:835S-837S.
Source : « Conseil Européen de l’Information sur l’Alimentation (EUFIC) »
 | Désolé, aucun livre supplémentaire en rapport... |
 | Désolé, aucun podcast supplémentaire en rapport... |
Faites votre DIAGNOSTIC MINCEUR gratuit en ligne avec Vitamin System, spécialiste de la minceur et de la nutrition. Obtenez rapidement votre objectif de poids. Déterminez facilement les causes de votre surpoids afin d'atteindre votre poids idéal...
La diététique est le moyen le plus naturel pour garder ou retrouver son poids, préserver ou améliorer sa santé... L'information fournie ici tente de donner des renseignements pertinents sur un certain nombre de données dans le domaine de l'alimentation, la diététique et de la nutrition. Bien que l'ensemble de ces informations proviennent de sources réputées "fiables" et "scientifiquement valables", celles-ci vous sont transmises à titre purement indicatif et doivent être utilisées sous votre entière responsablilité. Ces informations proposées ne sont ni complètes, ni exhaustives et il vous appartient de les utiliser à vos risques et de procéder à toutes les vérifications nécessaires sous votre entière responsabilité. Elles ne visent qu'à vous aider et ne doivent en aucun cas remplacer ou être associées de quelque manière que ce soit à un quelconque diagnostic, avis ou traitement médical personnel. Si vous pensez avoir besoin d'une consultation médicale, veuillez vous adresser à votre médecin traitant référent
|

|
|
Accès à l'espace INTEGRAL
Accédez aux informations et services réservés exclusivement aux abonnés !
|
Votre NEWSLETTER gratuite
Prenez de l'avance sur l'info !
|
Annonces partenaires
Dans la même THEMATIQUE
-
Hypertension : attention à la boisson !
Si vous avez une tension artérielle élevée, une consommation excessive d'alcool pourrait considérablement augmenter votre risque d'accident vasculaire cérébral ou [...]
-
Plus de produits laitiers, moins de maladies de coeur...
Des médecins australiens viennent d’évaluer, pendant une quinzaine d’années, l’état de santé et les habitudes de consommation de produits laitiers [...]
-
Je mange pas, je me soigne !
Aliments qui guérissent, médicaments qui nourrissent : le séculaire dicton anglais « An apple a day leaves the doctor away [...]
-
Obésité et maladie d'Alzheimer
A l'occasion de la Conférence Internationale de l'Association Alzheimer sur la Maladie d'Alzheimer (AAICAD) qui s'est déroulée à Honolulu, des [...]
-
La carence en vitamine D associée aux maladies auto-immunes et au cancer
Des chercheurs au Royaume-Uni et au Canada ont identifié 229 gènes humains influencés par les fluctuations de taux de vitamine [...]
-
Cancer colorectal : l’Inra confirme les soupçons qui pèsent sur la charcuterie
Une équipe de chercheurs de l’Inra montre pour la première fois chez l’animal, que la consommation de viandes transformées modélisant [...]
-
Le végétarisme en prévention de l’obésité infantile ?
Une alimentation végétale peut s’avérer un bon moyen de prévenir l’obésité infantile. Telle est la conclusion d’un article paru dans [...]
-
Du lait et des fruits contre l’hypertension
L’alimentation peut-elle avoir une influence significative sur la pression artérielle ? Une étude menée en Chine chez près de 40.000 [...]
-
Des hamburgers à couper le souffle ?
Manger des hamburgers trois fois ou plus par semaine pourrait accroître le risque d'asthme et de difficulté respiratoire chez l’enfant, [...]
-
Cholestérol : faut-il augmenter la consommation de stanols végétaux ?
Une étude publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition confirme que passer d’un apport quotidien en stanols végétaux d’une quantité [...]
-
Les secrets de l'alimentation anti-inflammatoire
Invisibles mais insidieuses, les inflammations chroniques influeraient sur la plupart des maladies du siècle (obésité, cancer, diabète, Alzheimer, maladies cardiovasculaires...) [...]
-
L'anorexie au masculin : plus rare mais aussi dangereuse
L'anorexie masculine existe-t-elle ? « Oui, mais elle est beaucoup plus rare que l'anorexie féminine », répond le Dr Jean [...]
-
Moins de dépression en consommant plus de vitamines B6 et B12
Un rapport publié en ligne le 2 Juin 2010 sur l'American Journal of Clinical Nutrition révèle un risque plus faible [...]
-
Consommer des légumes de la famille du chou diminue le risque de plusieurs cancers
Christine Schümann (Université Christian Albrechts de Kiel, Allemagne) vient d'être récompensée par le prix « European Alpro Foundation Award 2009 [...]
-
Les premières Journées Européennes de l’Obésité (JEO) les 21 et 22 mai 2010
Pour la première Journée Européenne de l’Obésité, le Collectif National des Associations d’Obèses (CNAO) a décidé d’associer les professionnels de [...]
-
Surpoids et obésité : comparaison France / USA
Deux enquêtes récentes évaluent l’importance du surpoids (indice de masse corporelle ou IMC compris entre 25 et 30) et de [...]
-
Quelles recommandations lipidiques pour une bonne prévention cardiovasculaire ?
Les effets des lipides alimentaires sur le risque coronaire sont en partie expliqués par leurs effets sur les lipoprotéines plasmatiques. [...]
-
Diagnostic de l'obésité infantile dès l'âge de 6 mois
Des chercheurs de l'Université du Texas à Galveston ont publié une étude selon laquelle il serait possible de prédire dès [...]
-
Manger sain pour éviter l'obésité abdominale
Dans le monde, plus d'un milliard d'individus sont en surpoids dont près d'un tiers sont obèses [1]. Le surpoids et [...]
-
Des graisses de qualités pour un coeur en bonne santé !
Ce n’est plus un secret, la qualité des graisses de notre alimentation a une influence certaine sur notre santé cardio-vasculaire. [...]
-
Hyperphagie boulimique : l'autocritique acquise et l'insatisfaction corporelle
David M. Dunkley, chercheur psychiatrique et psychologue clinique de l'Hôpital général juif de Montréal, a étudié avec ses collègues un [...]
-
Le Vrai Régime anticancer
Ce livre est la somme de trente années de recherche en cancérologie où pendant toutes ces années, quels qu’aient été [...]
-
EPODE, un programme efficace et durable pour prévenir le surpoids et l’obésité infantile
Avec une baisse de plus de 9% de la prévalence de l’obésité et du surpoids des enfants entre 5 et [...]
-
Micronutrition, nutrigénomique et prise en charge des seniors
Les interactions « aliments-génome » au cours de l’histoire naturelle de l’homme se sont essentiellement déroulées dans le contexte d’une [...]
-
L’obésité : des conséquences graves peu connues des Français
A l’occasion de la journée européenne de l’obésité qui se déroule aujourd'hui 21 mai, la Fondation Coeur et Artères a [...]
|