Lu et sélectionné pour vous
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Les chemins qui mènent au fast-food
Deux enquêtes récentes se préoccupent
de savoir ce qui conduit les
jeunes au fast-food et ce qui peut
les en détourner. La première, menée
en Australie auprès de plus de
350 enfants de 5-6 ans et plus de
450 enfants de 10-12 ans, cherchait
à savoir si la densité des points
de vente autour de la maison ou
sur le chemin de l’école pouvait
jouer un rôle. Réponse négative.
Ce qui n’empêchait pas 70 % de
ces enfants d’aller au fast-food
chaque semaine ou plus… La deuxième
enquête, réalisée auprès de
800 ados du Minnesota, a ramené
plus d’informations. L’habitude
d’avoir à la maison et d’apprécier
ce type de nourriture peu favorable
au goût et à la santé semble déterminante
pour devenir un grand
consommateur de fast-food.
Mais
il peut y avoir des freins à cette
consommation. Chez les filles, le
souci de contrôler son poids par
des méthodes saines a pour effet
de la diminuer. Chez les garçons,
les bonnes habitudes alimentaires
de la mère ou encore des amis, incitent
à une plus faible consommation
de fast-food. Par contre, s’ils
participent à des sports d’équipe,
ils risquent de devenir de gros
consommateurs...
(Public Health Nutrition, volume 12, n°10, p. 1767–1774 et 1960–1964.)
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Marc Veyrat crée trois soupes bio pour Monoprix
Le chef Marc Veyrat a créé une collection de trois soupes pour la marque Le Jardin d'Orante, qui est disponible exclusivement chez Monoprix. Baptisés chacune "La vraie soupe", ces produits ont la particularité de n'être fabriqués qu'avec des légumes, issus de l'agriculture biologique.
Outre son aspect biologique, les recettes n'intègrent aucun féculent et contiennent peu de sel, peu d'eau. Monoprix précise que le chef savoyard a "ajouté sa touche par une note d'aromate".
Les consommateurs ont le choix entre trois couleurs. La première soupe, verte, est une mixture de haricots verts, de persil, d'épinards et de courgette. La soupe rouge allie tomate, basilic, courgette et aubergine. Et, la variété orange comprend du potiron, de la coriandre, du potimarron et de la carotte.
Ces soupes sont d'ores et déjà disponibles. Elles se réchauffent au micro-ondes.
Prix : 3,49 euros le pot de 380g
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Une vente directe de fruits, légumes et autres produits frais le 17 décembre à Paris
Le Modef, Confédération nationale des syndicats d'exploitants familiaux, organise une vente directe aux consommateurs le 17 décembre prochain au pied de la Tour Eiffel à Paris. Les passants pourront ainsi acheter des fruits et des légumes ainsi que des viandes bovine et ovine fraîches et des conserves de canard gras aux prix des producteurs.
"Par cette opération, il s'agit de solidariser les consommateurs et les producteurs autour de la défense du pouvoir d'achat et de la rémunération du travail paysan" explique le Modef. Le syndicat dénonce en effet des prix agricoles qui "n'avaient jamais atteint ces bas niveaux".
De son côté, l'UFC-Que choisir a montré du doigt aujourd'hui la grande distribution qui ne répercute pas, selon l'association, la baisse des prix agricoles sur les produits peu transformés. Une étude menée dans quelques 1.250 magasins a permis de noter des écarts de prix notables entre les prix agricoles du porc, de la volaille et du lait et ceux des mêmes produits en rayon.
Entre septembre 2007 et septembre 2009, la brique de lait à marque de distributeur a ainsi vu son prix progresser de 11%.
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Tickets restaurant - Bataille autour des fruits et légumes
C’est dans le cadre de la loi Bachelot, pour permettre au plus grand nombre de manger cinq fruits et légumes par jour, que les députés ont adopté en mars dernier un amendement permettant l'achat de fruits et légumes avec des tickets-restaurant. Malheureusement, l’UNFD (Union nationale des détaillants de fruits et légumes) et la CNTR (Commission nationale des titres-restaurants) s’opposent encore aujourd’hui sur la nature des produits qui pourront être achetés avec ce titre de paiement.
En effet, la notion de « immédiatement consommable » n’est pas interprétée de la même façon par les deux parties. Pour les détaillants, la plupart des fruits tels que la banane, la pomme, la prune et l’abricot ainsi que les légumes comme la tomate ou les mini légumes pourront être payés avec un chèque restaurant, mais pour la Commission seules les « préparations » de type salades de fruit ou soupe le pourront. Il faudra sans doute attendre le décret d’application de cette mesure par les pouvoirs publics !
(Nathalie LE GOHEBEL d’après un article paru dans Actus France Soir le 8/12/2009)
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Impact de l’indice PRAL sur la santé osseuse
Chaque aliment a son indice PRAL (charge rénale acide potentielle). L’objectif de cette étude est d’évaluer, l’effet de différents régimes alimentaires sur le métabolisme osseux, selon leur charge acide. Pour cela, une étude multicentrique, randomisée, en aveugle et bras parallèles a été conduite. Les participants (n=200) étaient des hommes et des femmes âgées de 60 à 80 ans, présentant un risque de maladie cardiovasculaire. Après randomisation, les 200 sujets ont été assignés en trois groupes : le groupe contrôle a suivi un régime pauvre en lipides, le premier groupe test a suivi un régime méditerranéen supplémenté avec de l’huile d’olive vierge (test-1) et le second groupe test a suivi un régime méditerranéen mélangé à des noix (test-2). Les marqueurs de formation et résorption osseuse ont été suivi durant un an.
Au départ de l’étude, les données anthropométriques, la densité osseuse et les variables biochimiques ne diffèraient pas entre les trois groupes.
Après intervention, les sujets du groupe test-2 (noix) ont un indice PRAL et une NEAP augmentés. De plus, ces sujets ont des niveaux de PTH (parathyroid hormone) significativement plus élevés (P=0.02) et un ratio deoxypyridoxine :créatinine urinaire - marqueur de résorption osseuse - augmenté (P=0.14) par rapport aux groupes contrôle et test-1.
Cette étude conclut que le régime méditerranéen associé à une charge acide élevée liée à la consommation de noix n’a pas d’effet positif sur les biomarqueurs du métabolisme osseux (à l’exception du niveau de PTH) chez le sujet âgé.
(Marie Déniel. D’après Bulló M, Amigó-Correig P, Márquez-Sandoval F, Babio N, Martínez-González MA, Estruch R, Basora J, Solà R, Salas-Salvadó J.Mediterranean diet and high dietary acid load associated with mixed nuts: effect on bone metabolism in elderly subjects. J Am Geriatr Soc. 2009 Oct;57(10):1789-98.)
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L’assiette des Québécois, proche de la nôtre ?
Au Québec, on mange à peine les portions recommandées de fruits et de légumes. Et pas assez de produits laitiers : 66 % des Québécois ne consomment pas les portions minimales et 4 sur 10 seulement ont des apports suffisants de calcium. La consommation de viande pourrait être diminuée, au profit du poisson et des légumineuses. On fait aussi beaucoup de collations (près de 3 par jour). Les jeunes adultes mangent trop gras, sucré, salé. Trop de fast-food et de sodas. Les seniors, eux, ne mangent parfois pas assez après 70 ans (et pas assez de produits laitiers dès 50 ans). Des lacunes que nous connaissons aussi...
(Rapport sur la consommation alimentaire et les apports nutritionnels des adultes québécois)
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Equivalence substantielle : un jus de Noni obtient un avis positif de l’AFSSA
Le dernier avis en date, rendu par l’Afssa, concerne l’évaluation de l'équivalence substantielle d'un extrait sec de jus de noni avec le jus de Morinda citrifolia L. Cet extrait est destiné à un usage en tant qu’ingrédient pour la fabrication de compléments alimentaires sous forme de gélules, de comprimés ou de sachets.
Il s’agit d’un produit pour lequel l’Afssa a déjà rendu un avis le 28 janvier 2009 en notant l’absence de justification d’une quantité certaine de maltodextrines. L’Agence préconisait également d’ajouter une mention particulière quant à cette présence de maltodextrines, susceptibles d’induire une sécrétion d’insuline égale ou supérieure à celle des glucides simples.
Afin d’obtenir l’acceptation de l’Afssa, le pétitionnaire à ajouter une mention relative à la teneur en maltodextrines ainsi que leur risque d’induction de sécrétion d’insuline sur la fiche technique du produit. De plus, il justifie par des raisons techniques la nécessité de cette teneur en maltodextrines. L’Afssa considère alors que ces éléments sont acceptables.
Pour de plus amples informations, consulter l'avis de l'Afssa.
(Sylvanie Séret. D’après www.afssa.fr, publié le 27 octobre 2009)
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Plus de 3 verres d'alcool par semaine augmente le risque de récurrence de cancer du sein
Une consommation modérée à forte de boissons alcoolisées, d'au moins trois verres d'alcool par semaine, augmenterait le risque de récurrence de cancer du sein, selon une étude publiée le 10 décembre sur le site Internet de l'American association for cancer research.
"Les femmes ayant déjà contracté un cancer du sein devraient limiter leur consommation d'alcool à moins de trois verres par semaine", estime Marilyn Kwan, la scientifique auteure de l'étude.
Les risques de récurrence de cancer du sein seraient particulièrement forts chez les femmes post ménopausées, en surpoids ou obèses.
Pour arriver à cette conclusion, Marilyn Kwan a examiné les chiffres de l'étude "Life after cancer epidemiology" (Lace). Cette étude rassemble les données de 1.897 femmes ayant déjà contracté un cancer du sein entre 1997 et 2000.
Site : www.aacr.org
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Vitamines B et homocystéinémie
L’homocystéine a été associée à un risqué augmenté de maladies cardiovasculaires. De récentes études suggèrent que la cystatine C pourrait moduler la dégradation de la matrice et l’inflammation. Cette étude a pour objectif de mesurer les taux de cystatine C aux niveaux plasmatique et dans les cellules mononucléaires du sang périphérique chez des sujet hyperhomocystéinémique (n=37). Dans cette étude randomisée, en double-aveugle et contre placebo, sept femmes et trente hommes âgés de 20 à 70 ans ont été supplémenté en vitamines du groupe B durant 3 mois.
En comparaison de sujets contrôles (n=17), les sujets hyperhomocystéinémique tendent à présenter des concentrations plasmatiques en cystatine C plus élevées et des niveaux d’ARNm de cystatine C plus faibles dans les cellules mononucléaires du sang périphérique.
En comparaison du placebo,le traitement des sujets hyperhomocystéinémiques par une supplémentation en vitamines B augmente significativement les niveaux de cystatine C plasmatique et les niveaux d’ARNm. Tandis que les niveaux plasmatiques de cystatine C sont positivement corrélés aux niveaux plasmatiques du récepteur de type-1 du TNF (Tumour Necrosis factor), les niveaux d’ARNm de la cystatine C sont inversement corrélés avec ce paramètre du TNF.
Considérés simultanément, ces résultats suggèrent que la perturbation des niveaux de cystatine C est une caractéristiques des sujets hyperhomocystéinémiques, et que le traitement par supplémentation en vitamine B permettrait de moduler ces niveaux de cystatine C.
(Marie Déniel. D’après Kari Anne R. Tobin, Kirsten B. Holven, Kjetil Retterstøl, Ellen Strøm, Leiv Ose, Pål Aukrust and Marit S. Nenseter. Cystatin C levels in plasma and peripheral blood mononuclear cells among hyperhomocysteinaemic subjects: effect of treatment with B-vitamins. British Journal of Nutrition (2009), 102:1783-1789.)
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Toxicité du bisphénol pour les intestins
Une équipe de chercheurs toulousains de l'Inra vient de montrer que le bisphénol A présente des effets toxiques marqués sur la paroi intestinale "à des doses dix fois inférieures à la dose journalière admissible". Bernard Jégou, toxicologue (université de Rennes 1-Inserm) estime que cette étude "est d'une très grande pertinence. C'est aussi une première. Les chercheurs de l'Inra montrent que la notion de perturbateur endocrinien peut s'appliquer à des organes autres que les organes classiques, comme les testicules, la prostate, les glandes mammaires". Le Figaro rappelle que le bisphénol A, qui est notamment présent dans les "résines tapissant l'intérieur des cannettes de sodas et autres jus de fruits", avait été évalué sans danger par l'Afssa en 2008 selon "les conditions réglementaires actuelles". Une réévaluation de cette substance est en cours à la demande de la secrétaire d'État à l'Ecologie.
Pour de plus amples informations, consulter "L’action du Bisphénol A sur l’intestin pour la première fois démontrée".
(Figaro [Le] , 16/12/2009)
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L’allaitement maternel stimule l’immunité
Des chercheurs ont étudié l’immunité de bébés en bonne santé en fonction de leur mode d’alimentation : allaitement au sein, ou formule lactée, ou allaitement au sein + formule lactée. A l’âge de 6 mois, les bébés qui avaient été nourris exclusivement au sein avaient des taux plus élevés d’immunoglobulines A (considérées comme un marqueur de la maturation immunitaire). Pour les auteurs de l’étude, c’est probablement le signe d’une meilleure protection contre les antigènes de l’environnement.
(Pediatric Allergy and Immunology, volume 20, n° 3, p. 295-298.)
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Cranberry et infections urinaires… l’allégation est acceptée en Corée
La Korean Food and Drug Administration (KFDA) a autorisé, le 9 décembre 2009 l’utilisation d’une allégation de santé relative à la santé urinaire pour la poudre de cranberry PACran®. Il s’agit de l’allégation « contribuerait à maintenir les voies urinaires en bonne santé, en réduisant l’adhésion des bactéries sur la paroi urinaire ». La dose journalière recommandée associée est de 500 à 1000 mg.
PACran® est une poudre de cranberry, standardisée à 1,5% de PACs (proanthocyanidines), distribuée en Europe par Lallemand Health Ingredients (LHI) qui possède un partenariat exclusif avec la société américaine Decas Botanical Synergies. La satisfaction des protagonistes est d’autant plus grande que le produit est le premier ingrédient à base de cranberry à recevoir une autorisation d’apposer une allégation de santé sur une marque d’aliment fonctionnel en Corée, et l’unique à porter une allégation relative à la santé urinaire.
Actuellement, le produit PACran® est commercialisé en Allemagne et en Italie en véhiculant l’allégation autorisée par l’AFSSA en 2004. Cette nouvelle autorisation coréenne fera-t-elle évoluer les prochaines décisions de l’Autorité européenne concernant la cranberry ?
(Sylvanie Séret. D’après www.pacran.com, décembre 2009)
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La nourriture à base de soja permettrait de réduire les risques liés au cancer du sein
La nourriture à base de soja permettrait de réduire le taux de mortalité et la récurrence du cancer du sein chez les femmes ayant déjà contracté ce type de cancer, selon une étude publiée le 9 décembre dans le Journal of the american medical association (JAMA).
Les chercheurs ont analysé les données d'une étude sur les personnes ayant survécu aux cancers du sein, réalisée à Shanghai, et dont les résultats ont été publiés en juin 2009.
Après 4 ans de suivi, les patients qui consommaient le plus de nourriture à base de soja présentent des taux de mortalité 29% moins importants que ceux qui consomment le moins de nourriture au soja. Ils présentent aussi 32% de risques de moins de récurrence du cancer que les patients qui consomment le moins de soja.
L'échantillon étudié comporte 5.042 femmes chinoises ayant contracté un cancer du sein. Ces dernières sont âgées de 20 à 75 ans, et ont contracté un cancer du sein entre mars 2002 et avril 2006.
Site : www.jama.ama-assn.org
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Diminution de la toxicité des anticancéreux grâce à l'horloge biologique
Les résultats de l'étude Tempo ("Génomique temporelle pour l'individualisation de la chronothérapie"), menée par huit équipes européennes et coordonnée par l'Inserm, montrent qu'une diminution de la toxicité des anticancéreux est possible grâce à la prise en compte de l'horloge biologique des patients. D'après le docteur Francis Lévi, directeur de l'unité Inserm 776, "Rythmes biologiques et cancers", "un bilan individuel circadien permettrait (...) de personnaliser le traitement". Il déclare : "Nous avons montré que la tolérance des médicaments varie en fonction de l'heure, du sexe et du génotype". Le Quotidien du Médecin précise que la nocivité de certaines molécules peut aller du simple au triple selon l'heure d'administration.
(Reprise information presse du 08 décembre 2009 "Cancers : des traitements sur mesure adaptés à notre horloge biologique" - Quotidien du Médecin [Le] , 11/12/2009)
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Les jeunes adultes négligent le calcium
Quand on passe de l’adolescence à l’âge adulte, on a tendance à diminuer ses apports de calcium. C’est le constat d’une enquête menée chez plus de 1.500 garçons et filles américains. Entre l’âge de 16 ans et de 21 ans, leur consommation quotidienne de calcium a baissé d’environ 150 à 200 mg. Prendre des laitages lors des repas, faire attention à son alimentation et à sa santé, vouloir contrôler son poids sont les comportements qui s’accompagnent d’une meilleure consommation de calcium. Par contre, les jeunes adultes qui passent le plus de temps devant la télé sont aussi ceux qui diminuent le plus leur ration de « calcium quotidien »...
(Journal of Nutrition Education and Behavior, volume 41, n° 4, p. 254-260.)
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Obésité et inégalités sociales
Ce n’est pas une nouvelle, l’obésité ne cesse de gagner du terrain dans le monde et notamment aux Etats-Unis où plus de 30% de la population est obèse. Conséquence : le nombre de diabétiques explose (23,7 millions en 2009) et plus de 100 000 cancers par an sont dûs à l’obésité. En France, la situation est moins grave, mais les Français sont passés, en seulement douze ans, de 8,2% à 14,5% d’adultes obèses.
Depuis 15 ans, toutes les études se rejoignent dans l’idée que la prévalence de l’obésité est plus importante chez les populations les moins aisées : elle touche 6% des plus aisés et 22% des smicards. En effet, les populations les plus défavorisées sont amenées à acheter de la nourriture contenant plus de sel, de sucres et de matières grasses mais qui est moins chère que la nourriture saine. De plus, les produits moins sains sont les plus promus dans les publicités.
Afin d’aider les consommateurs à y voir plus clair sur les produits qu’ils achètent, un livre qui s’appelle « Le bon choix au supermarché » vient d’être publié (Editions Thierry Souccar). Il répertorie 600 aliments classés suivant leur qualité nutritionnelle et leur degré de transformation avec les bons produits d’un côté et les mauvais de l’autre. En revanche, le critère du prix n’a pas été retenu car, selon les auteurs, « plus un aliment, en termes nutritionnel ou de goût est bon, plus il coûte cher ».
Ainsi, comme le souligne l’auteur de l’article, on en revient toujours au même constat : la nourriture est devenue socialement inégalitaire.
(Charlotte Jéhanno. D’après un article paru dans le Monde le 9 décembre 2009.)
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Des hamburgers halals chez Quick
En France, huit restaurants Quick testent actuellement la vente de hamburgers à base de viande halal. Depuis quelques mois, les clients des restaurants de Toulouse Mirail, Marseille (route de Lyon et centre commercial Le Merlan), Garges-les-Gonesse, Villeurbanne route de Genas, Argenteuil, Roubaix, Mantes Buchelay peuvent s'essayer à déguster ces burgers. Toutefois, Quick France ne sait pas pour l'heure si ces burgers feront partie des menus de ses quelque 350 restaurants.
Selon l'enseigne, "l'objectif de ce test en restaurant est de valider l'intérêt commercial et la faisabilité technique de l'introduction de produits à base de viande halal. A l'issue du test, et au regard de l'analyse des résultats, France Quick décidera de maintenir ou pas cette offre dans certains restaurants".
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Des souris au vieillissement ralenti
Une équipe de chercheurs français, américains et israéliens a publié hier, dans la revue américaine Cell, une étude majeure sur le vieillissement. Ils sont parvenus à créer en laboratoire des souris qui peuvent rester "jeunes" plus longtemps et surtout, qui ne développent des signes de la maladie d'Alzheimer que très tardivement. Les scientifiques ont utilisé une technique reposant sur l'inhibition d'un gène, l'IGF1 (Insuline like growth factor). L'équipe de Martin Holzenberger, chercheur à l'Inserm U 948, avait déjà créé des souris à l'espérance de vie augmentée grâce à l'inhibition de ce gène. Cette fois-ci, Martin Holzenberger et ses confrères américains et israéliens ont recouru à des souris programmées pour développer la maladie d'Alzheimer. L'inhibition du gène IGF1 a permis de retarder considérablement l'apparition des premiers signes de dégénérescence.
(Figaro [Le] , 11/12/2009
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De faibles niveaux de vitamine D associés à une plus forte mortalité
Des chercheurs ont utilisé les données concernant 614 personnes participant à la Hoorn Study, une étude prospective de population incluant des hommes et des femmes âgés en moyenne de 69,8 ans. Les niveaux sanguins de 25(OH)D ont été mesurés au début de l’étude. Après en moyenne six années de suivi, 51 décès avaient été enregistrés et étudiés, 20 d’entre eux étant d’origine cardio-vasculaire.
L’observation de ces données a montré que les personnes ayant les niveaux de vitamine D les plus faibles (30,6 nanomoles par litre) avaient respectivement 124 et 378 % plus de risque de mourir de toute cause de mortalité, en particulier de mortalité cardio-vasculaire.
Les chercheurs ont souligné qu’en plus de maintenir la santé osseuse et musculaire, la vitamine D pourrait aussi protéger contre le cancer, les infections, les maladies auto-immunes ou vasculaires, suggérant que des déficiences en vitamine D pourraient contribuer à réduire l’espérance de vie.
(Clinical Endocrinology, November 2009, vol. 71, issue 5, pages 666-672.)
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Des fibres, des fibres et encore des fibres !
Dans nos pays occidentaux, c’est au Moyen Âge, selon des historiens, qu’une distinction socio-économique se serait instaurée opposant la viande et le végétal. Disqualifiés au titre de « nourriture du pauvre », graines, tubercules et autres parties de la plante véhiculent une connotation négative. Que nenni !
Céréales, fruits et légumes sont d’une grande richesse nutritionnelle, notamment grâce à leur apport en fibres alimentaires. Ces fibres sont des constituants de la plante, ou extraits de matière d’origine végétale, qui ne sont pas digérés au niveau de l’intestin grêle. Après s’être mêlées au bol alimentaire, elles arrivent intactes dans le côlon où la flore intestinale les utilise comme substrat de fermentation. Ces caractéristiques physiologiques, propres aux fibres alimentaires, en font un parfait allié pour la santé.
Néanmoins, tous les professionnels de la nutrition le diront : nous ne consommons pas assez de fibres ! En effet, tandis que les recommandations préconisent un apport entre 25 et 30 g de fibres par jour, l’enquête INCA de 1999 montrait que la population française avait un apport moyen de seulement 17,6 g/jour (étude individuelle nationale de consommation alimentaire). On pourrait ’expliquer par l’évolution de nos modes de vie qui s’est opérée durant les dernières décennies : urbanisation, exode rural, détachement de la culture de la terre, corrélés à l’augmentation du pouvoir d’achat depuis les trente glorieuses, favorisant l’accès à la viande et aux produits transformés. Face ce constat, les pouvoirs publics et certains industriels ont donc pris l’initiative de promouvoir la consommation de fibres. Ces démarches ont-elles eu un retentissement sur notre consommation? Sommes-nous sur la bonne voie? Malheureusement, l’enquête INCA 2 publiée en 2009 nous révèle que l’apport moyen en fibres des adultes français n’a connu aucune évolution : il est de 17,5 g/jour en 2009...
Malgré cet état des lieux peu encourageant, scientifiques et législateurs ne cessent de s’intéresser à ces fibres alimentaires. En effet, l’Union européenne a récemment statué sur une définition règlementaire des fibres alimentaires ainsi que sur leur valeur calorique. Côté scientifique, les études démontrant l’intérêt nutritionnel des fibres sont très nombreuses et mettent en avant un large éventail de bénéfices santé. Transit digestif, cholestérolémie, réponse glycémique, satiété, cancers digestifs sont autant de thèmes santé sur lesquels une consommation accrue de fibres aurait une influence favorable. Martine Champ, directrice du CRNH de Nantes, fait le point sur ce nutriment, qui nous fait tant défaut...
Pour de plus amples informations, consulter la Lettre Valorial Nutrition Santé n°31
(Sylvanie Seret - LRBEVA NUTRITION)
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